Choisir le bon matériel dans la rue Armand Carrel*

Le matériel solide et pratique dans une rue romantique

La rue Armand Carrel* est une rue de 705 mètres de long et de 20 mètres de large qui traverse le haut de la rue Cavendish dans le quartier du Combat. Ses trottoirs sont assez larges et permettent de conduire un chien aisément jusqu’au romantique parc des Buttes Chaumont. Comme la vie d’Armand Carrel qui est mort à 36 ans, elle n’est pas sans danger car c’est une artère fluide qui permet aux scooters, voitures et camions de descendre jusqu’à l’avenue Jean Jaurès à fond les ballons. Une pratique périlleuse pour les enfants et les parents qui fréquentent la crèche, les deux écoles ou le lycée professionnel et qui doivent traverser ce que je surnomme le “passage de la mort qui tue”. Un passage piétons qu’il faut prendre avec ses enfants ou ses chiens avec les plus grandes précautions. C’est pourquoi, avant de faire de l’éducation canine dans cette voie, il faut choisir un matériel solide et pratique car la percussion d’un de ces bolides serait fatale pour votre animal.

Dans mon sac, pour partir en expédition dans la jungle urbaine, je prends :

  • Un collier solide avec une médaille
  • Un harnais
  • Une laisse de un mètre
  • Une laisse double pour les chiens difficiles
  • Un lasso
  • Une longe de 5 mètres
  • Une boite de récompenses
  • Un clicker
  • Une “cocorde” et une “baballe”
  • Une gamelle pliable
  • Une serviette de bains qui peut faire office de « tapis joyeux »
  • Une « boite à colère »
  • Des sacs à caca

 

*Armand Carrel (1800-1836) était un journaliste beau, passionné et prêt à mourir pour ses idées. Fondateur d’un journal républicain « le National », il a joué un rôle non négligeable dans la révolution de 1830 en publiant des articles contre le pouvoir restauré de Charles X. C’était l’incarnation du romantisme dans toute sa splendeur puisqu’à 36 ans, dans un duel au pistolet au bord du lac de Saint-Mandé, il prend une balle dans l’aine et meurt. Celui qui tua notre héros citoyen s’appelait Emile de Girardin. Il n’eut pas le bonheur posthume d’avoir une rue à son nom dans Paris mais il en eu une à Bordeaux. Il fut le premier à vendre des encarts publicitaires dans un quotidien. Des publicités qui permettaient de vendre deux fois moins cher l’abonnement à “La Presse”. son journal. C’est d’ailleurs cette raison qui le fâcha “à mort” avec le bel Armand Carrel. “Quel rapport avec les chiens ?” Me direz-vous. Et bien, pour lancer son affaire, le fameux Emile de Girardin s’inspira de James Gordon Bennett Senior qui fit exploser les ventes du New York Herald et qui inventa ce procédé, 4 ans plus tôt, aux États-Unis. “Et alors ? Point de toutou” ajouterez-vous, si vous lisez ces lignes jusqu’au bout. Gordon Bennett eut un fils, James Junior, en 1841. C’est celui là qui nous ramène aux chiens puisqu’il finança la création de la Fondation Gordon Bennett qui ouvrit le premier refuge de France à Gennevilliers en 1902. La culture, c’est pas beau ?

Alain Lambert

 

 

 

 

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