Les bouledogues Français de Paris

toulouse-lautrec-et-son-bouledogueLe dessin d’Eugène Lambert montre qu’en 1888, il y avait déjà des bouledogues à Paris. Les plus connus étaient ceux des bouchers de La Villette. Cela valut au bouledogue français son surnom de « chien de boucher » à la fin du 19ème siècle. De nombreux artistes de cet époque en avait un (ici  Tuck le bouledogue Français et Toulouse Lautrec en 1896 ). Depuis une vingtaine d’années, c’est un chien qui est revenu en force dans les foyers parisiens.

Selon la Société Centrale Canine : « le bouledogue français est un petit chien à l’allure effrontée et vivace est puissant malgré sa petite taille. Tout en lui est court et ramassé : sa face courte et camuse, son corps bréviligne, ses membres et sa queue. Éveillé, actif, intelligent, s’intéressant à tout ce qui l’entoure, courageux et entreprenant, c’est un sportif, très musclé, doté d’une solide ossature.

Ses yeux, de couleur foncée, assez grands, bien ronds, brillants et pénétrants, à l’expression éveillée et ses oreilles droites et mobiles sont des éléments importants de son charme et de son succès.

Son poil est serré, brillant et doux. Côté couleur, toute les nuances du fauve sont admises, du rouge au café au lait. Il peut être uniformément fauve, bringé ou non, ou à panachure limitée moyenne ou envahissante.

Le poids du bouledogue français ne doit pas être inférieur à 8 kilogrammes, ni supérieur à 14 kilos. La taille, qui varie entre 25 et 35 cm, est proportionnée au poids. »

La marche en laisse dans l’avenue Jean Jaurès (partie 1)

Comme je vous l’ai dit précédemment, pour sortir mon chien dans la rue Cavendish, j’utilise une laisse plate, solide et qui ne brûle pas les mains. Je n’utilise jamais de laisse à enrouleur. J’ai rencontré un nombre important de propriétaires qui ont blessé voire tué leurs chiens avec cet engin. Des chiens qui ont traversé la rue de façon impromptue ou qui se sont retrouvés coincés dans un ascenseur…et ça, ça tue ! Dans le genre fausse bonne idée pour marcher avec votre chien en laisse, il y a aussi le collier « torquatus », ça aussi, ça fait peur ! C’est un collier avec des pointes en métal qui “mord” dès que le chien tire. Il faut le savoir : ce n’est pas parce qu’un produit est en vente qu’il est utile. C’est bien simple, je laisse tout ce matériel au musée des horreurs.

 

Pour utiliser une laisse intelligemment, il faut comprendre un principe essentiel : la laisse doit être l’instrument de votre voix. N’agissez sur elle qu’en fonction des commandements que vous avez donné à votre chien. Malheureusement, de nombreux propriétaires font les choses à l’envers. Dès qu’il ont attachés leurs compagnons, ils se contentent de le retenir et ne voient pas l’utilité de leurs donner des instructions. En revanche, dès qu’ils lâchent leurs toutous, ils les abreuvent de paroles et de consignes sans avoir de moyens de les faire appliquer. C’est le meilleur moyen pour avoir un chien qui tire en laisse et qui n’obéit jamais quand il est lâché.

Voici un petit exercice pour savoir si vous utilisez efficacement votre laisse. Lorsque vous êtes dans un endroit où vous pouvez lâcher votre chien. Demandez-lui de se mettre assis. Décrochez votre laisse puis raccrochez la. Faites-le plusieurs fois avant de lui donner un ordre libératoire comme “c’est fini”. Si votre chien est parti avant que vous ayez dit le moindre commandement c’est qu’il est plus réceptif à ce que vous faites avec votre laisse qu’à ce que vous lui demandez. Pour avoir un chien obéissant, il vous faudra donc encore l’entrainer.

Dans l’avenue Jean Jaurès, mal maitriser sa laisse c’est mettre son chien en péril. Cette voie de presque deux kilomètres a des larges trottoirs avec des arbres et des pistes cyclables. En revanche, elle n’est pas sans danger puisque que chaque jour des milliers de voitures l’empruntent à plus ou moins vive allure. C’est pourquoi, pour y promener son chien, il vaut mieux avoir une bonne marche en laisse.


Jean Jaurès (1859-1914) ne souffrait pas de trouble psychique comme le physicien Henry Cavendish honoré par la rue de départ de notre périple. Il n’était pas autiste. En revanche, il était socialiste. Rappelons ici, pour éclairer les nouvelles générations qu’à l’origine, un socialiste n’est pas un homme politique trop nourri qui fait le contraire de ce qu’il a dit pour être élu (Il n’affirme pas, par exemple, « l’ennemi c’est la finance » ou que l’augmentation de la TVA est « inopportune, injuste, infondée et improvisée » pour dès qu’il est au pouvoir augmenter les impôts des petites gens et enrichir le grand patronat avec sa loi de finance…). Comme Armand Carrel, Jean Jaurès eut un destin fatal. Le député du Tarn est mort par balle. En 1914, Ce pacifiste convaincu qui faisait tout pour éviter la guerre fut abattu par un gros vilain (Raoul Villain, plus exactement) un nationaliste favorable à l’affrontement. Pour rendre hommage à Jaurès, le gouvernement débaptisa l’ancienne « avenue d’Allemagne » pour lui donner son nom avant de se lancer dans une grande boucherie qui enrichit les marchands de canons. Un massacre qui fit 1,7 millions de morts chez les Français et 1,6 millions chez nos amis Teutons.

 

 

 

« Tapis rouge »et « tapis gris » à la librairie (de l’Avenue Jean Jaurès)

Pour réussir l’éducation d’un chien, il faut qu’il se sente bien. Quoi de mieux qu’un bon tapis douillet pour commencer son entrainement? Dans mon appartement, mes chiens ont des coussins RED DINGO épais, solides et beaux mais lorsque je pars en vadrouille, je prends des tapis fins, colorés et faciles à laver pour travailler.

Pour me déplacer dans Paris avec mes chiens, je fais du vélo. De cette façon, Paris est beaucoup plus accessible et beaucoup plus beau. Dans mon parcours autour des Buttes Chaumont, je fais quelques arrêts intéressants. Pour faire progresser un chien, Paris est une ville formidable. Je peux aller avec lui au café et dans des endroits de plus en plus compliqués. Mon passage à la librairie Texture est bien utile pour mes entraînements, ça c’est sûr !

 

Le tapis rouge va me permettre de transférer un objet que le chien connait parfaitement dans un environnement nouveau. La librairie, il ne la connait pas mais ce morceau de tissu, il le connait bien. C’est une surface sur laquelle on est toujours récompensé et félicité. J’ai ainsi plusieurs tapis, un rouge, un noir, un jaune, un gris qui sont des petits emplacements où je récompense le chien en fonction de l’ordre que je lui ai donné. Les chiens perçoivent moins bien que nous les couleurs. Ce sont des prédateurs qui ont une vision crépusculaire et une excellente perception des mouvements; c’est pourquoi nos attitudes sont aussi importantes que la couleur et la texture du tapis.

Avec Easy, ma Royal Bourbon, ma règle de conduite est simple. A partir du moment où je dis “tapis rouge” je la félicite au moment précis où elle pose ses deux pattes avant sur le tissu (peu importe qu’elle soit assis debout ou couché). L’entrainement se termine quand je donne mon ordre libératoire “C’est fini!”

Et je recommence, cette exercice dans plein d’endroits différents…


La librairie Texture au 94 de l’Avenue Jean Jaurès à Paris

 Pour faire l’exercice du tapis, la librairie Texture avait un nom prédestiné. Elle est dirigée par une femme formidable Michèle Chadeisson qui a ouvert en 2008 ce commerce de livres unique dans cette avenue. Elle fait honneur à Jean Jaurès car on trouve dans sa librairie, une multitude d’ouvrages sur la condition ouvrière, la lutte des classes et l’histoire des luttes sociales. « Texture » est aussi un repère de gens d’esprit puisqu’elle recèle, en plus des centaines de romans français ou étrangers, une multitude de recueils de poésies, une discipline aussi importante que les ouvrages d’économie.  Les chiens bien éduqués y sont les bienvenus, autant que les enfants qui y trouveront dans ces étagères une multitudes de BD, de romans captivants et de livres jeunesse. Bref ! Parole de Lambert ! Texture ne pourra que vous plaire…

Alain Lambert

Choisir le bon matériel dans la rue Armand Carrel*

Le matériel solide et pratique dans une rue romantique

La rue Armand Carrel* est une rue de 705 mètres de long et de 20 mètres de large qui traverse le haut de la rue Cavendish dans le quartier du Combat. Ses trottoirs sont assez larges et permettent de conduire un chien aisément jusqu’au romantique parc des Buttes Chaumont. Comme la vie d’Armand Carrel qui est mort à 36 ans, elle n’est pas sans danger car c’est une artère fluide qui permet aux scooters, voitures et camions de descendre jusqu’à l’avenue Jean Jaurès à fond les ballons. Une pratique périlleuse pour les enfants et les parents qui fréquentent la crèche, les deux écoles ou le lycée professionnel et qui doivent traverser ce que je surnomme le “passage de la mort qui tue”. Un passage piétons qu’il faut prendre avec ses enfants ou ses chiens avec les plus grandes précautions. C’est pourquoi, avant de faire de l’éducation canine dans cette voie, il faut choisir un matériel solide et pratique car la percussion d’un de ces bolides serait fatale pour votre animal.

Dans mon sac, pour partir en expédition dans la jungle urbaine, je prends :

  • Un collier solide avec une médaille
  • Un harnais
  • Une laisse de un mètre
  • Une laisse double pour les chiens difficiles
  • Un lasso
  • Une longe de 5 mètres
  • Une boite de récompenses
  • Un clicker
  • Une “cocorde” et une “baballe”
  • Une gamelle pliable
  • Une serviette de bains qui peut faire office de « tapis joyeux »
  • Une « boite à colère »
  • Des sacs à caca

 

*Armand Carrel (1800-1836) était un journaliste beau, passionné et prêt à mourir pour ses idées. Fondateur d’un journal républicain « le National », il a joué un rôle non négligeable dans la révolution de 1830 en publiant des articles contre le pouvoir restauré de Charles X. C’était l’incarnation du romantisme dans toute sa splendeur puisqu’à 36 ans, dans un duel au pistolet au bord du lac de Saint-Mandé, il prend une balle dans l’aine et meurt. Celui qui tua notre héros citoyen s’appelait Emile de Girardin. Il n’eut pas le bonheur posthume d’avoir une rue à son nom dans Paris mais il en eu une à Bordeaux. Il fut le premier à vendre des encarts publicitaires dans un quotidien. Des publicités qui permettaient de vendre deux fois moins cher l’abonnement à “La Presse”. son journal. C’est d’ailleurs cette raison qui le fâcha “à mort” avec le bel Armand Carrel. “Quel rapport avec les chiens ?” Me direz-vous. Et bien, pour lancer son affaire, le fameux Emile de Girardin s’inspira de James Gordon Bennett Senior qui fit exploser les ventes du New York Herald et qui inventa ce procédé, 4 ans plus tôt, aux États-Unis. “Et alors ? Point de toutou” ajouterez-vous, si vous lisez ces lignes jusqu’au bout. Gordon Bennett eut un fils, James Junior, en 1841. C’est celui là qui nous ramène aux chiens puisqu’il finança la création de la Fondation Gordon Bennett qui ouvrit le premier refuge de France à Gennevilliers en 1902. La culture, c’est pas beau ?

Alain Lambert

 

 

 

 

Adopter un berger allemand

Le berger allemand est un des chiens les plus connus au monde. Même ceux qui ne connaissent rien à la cynophilie sont capables d’identifier sa morphologie. Ses oreilles droites et bien dressées, sa tête en forme de coin ni courte ni allongée, sa poitrine profonde, ses courbes obliques et la couleur noir et feu de ses poils court ou longs permettent de facilement le reconnaître. Sa corpulence (une taille de 55 à 65 cm au garrot et un poids de 22 à plus de 45 kilos) font de lui un chien impressionnant qui aura besoin d’entrainement. Le standard de la race le décrit comme un animal fidèle et obéissant mais c’est surtout sa bonne éducation qui conditionnera cette définition.

Dans les 260 refuges de la confédération on trouve de nombreux chiens de berger avec ou sans pedigree. On trouve également des mélanges incroyables qui ont vu passer un berger allemand dans leurs parentés. Mieux vaut éviter un discours catastrophiste ou élogieux sur les comportements de ces toutous car il y a autant de tempéraments différents que de chiens à adopter. Qu’il soit croisé ou non, plutôt que d’avoir une idée préconçue, passez du temps dans le refuge avec le chien qui vous aura plu. Sortez-le de sa cage et observez-le bien. Pour savoir s’il apprécie les enfants, les autres chiens, les chats ou s’il s’adaptera facilement à votre milieu de vie, écoutez avec attention les informations que pourront vous donner les agents animaliers. Ce sont eux qui, chaque jour, l’ont vu évoluer.

 

Adopter un Jack Russell

Comme son nom l’indique, le terrier du Révérend Jack Russell fait partie des chiens qui ont pour vocation première de mettre leurs nez dans la terre. De nombreuses races de chasseurs de renard sont issues de Grande-Bretagne comme le Jack Russell qui vient précisément du comté de Devon en Angleterre. En France, pendant plusieurs années, les autres terriers d’Outre-Manche : les terriers d’Ecosse des bouteilles de scotch, les cairn et les norwich plus ramassés, les bull terrier au crâne plat et au stop effacé, les welsh au poil de « fil de fer » ont été supplantés en nombre par les Jack, comme on les appelle. Aujourd’hui, on les trouve souvent en milieu urbain parce qu’ils ont un format qui s’y prête bien.

Le Jack Russell Terrier mesure de 25 à 30 cm et le Parson de 31 à 38 cm. Il a un poil lisse facile à entretenir ou un poil dur qu’il faut toiletter. Sa tête qui n’est pas écrasée et son corps robuste font de lui un sportif accompli quand il n’est pas trop nourri. Il doit selon son standard ne pas dépasser les 7 kilos.

Il y en a malheureusement de plus en plus dans les refuges car ceux qui ont acheté ce type de chien ne savent pas toujours canaliser cet animal tout terrain. On trouve également dans les 260 associations de la confédération, une multitude de petits terriers atypiques qui ont la particularité d’avoir un physique unique. Comme toujours, n’hésitez pas à poser des questions aux bénévoles et aux agents animaliers pour connaître le caractère du joli terrier que vous aurez repéré.

 

Protection animale et médiation animale sont-elles compatibles ?

La médiation animale est l’intervention d’un animal dans une relation thérapeutique ou sociale. Youyou et Easy, par exemple, sont deux chiennes issues de refuges de différentes SPA qui travaillent avec des enseignants, des éducateurs spécialisés ou du personnel médical.

La médiation est-elle compatible avec les principes de la protection animale ? Certains responsables d’associations s’opposent à cette pratique en arguant que l’homme doit être au service de l’animal et non l’animal au service de l’homme. Cette opposition n’a pas lieu d’être car la présence de chiens dans des endroits comme l’école, les hôpitaux ou les institutions spécialisées est une bonne chose pour plaider la cause animale et faire aimer les animaux.

Dans les villes où la présence animale est moins prégnante, les chiens médiateurs sont une bouffée d’air dans l’espace publique qui ressemble de plus en plus à une carte postale géante sans animalité. En 2018, à l’occasion du colloque « Animaux Animômes », Marie-Claude Lebret, la fondatrice d’Handichiens, nous a donné sa définition de la médiation animale :

« La médiation animale, pour moi, c’est la rencontre entre un animal, par exemple un chien, et un bénéficiaire et surtout pour apporter du lien, apporter du bien-être et surtout une notion de plaisir mais la médiation doit être faite en respectant des règles, des règles de sécurité par rapport à l’animal, respecter le bien-être de l’animal et surtout bien connaître les bénéficiaires à qui ont présente un animal »

Adopter un chien dans un refuge et l’éduquer pour créer du lien c’est une façon qui permet de rendre compatible la médiation et la protection animale.

FAUT-IL MANIFESTER POUR LA DÉFENSE DE L’ANIMAL ?

La manifestation est un acte politique puisqu’elle a pour objet de faire pression sur les institutions. En 2018, La confédération a ainsi manifesté avec de nombreuses autres associations. Pourtant, il est légitime de se poser la question : Est-ce le rôle d’une association de protection animale de manifester ? Lors du congrès de la Confédération, Janine Vogler, Présidente du refuge d’Arthaz, nous a raconté comment, en 1965, la manifestation des jeunes amis des animaux a permis de créer son premier refuge à Annemasse.

« Comme on était un club de jeunes amis des animaux, les gens se sont mis à emmener des animaux au lycée d’Annemasse « madame, on a trouvé un oiseau, on a trouvé ci, on a trouvé ça… » et un jour, on nous emmène un pauvre caniche couvert de gale… sans poil… je l’emmène chez le véto… il nous dit qu’il ne faut absolument pas qu’il soit avec d’autres chiens… il est contagieux…donc il a euthanasié le chien. Évidemment, les jeunes amis des animaux étaient furieux parce que si la mairie d’Annemasse avait une fourrière et un refuge, on aurait pu soigner cet animal. Alors ils ont dit : « On fait une manif ! » vite fait, bien fait, ils ont bricolé une espèce de brancard, des panneaux… Ils ont appelé la télé… Alors on a bloqué toute la circulation. Je me suis retrouvé au commissariat de police mais la fille du commissaire était membre des jeunes amis des animaux… Le commissaire m’a dit : « Allez vite arrêter vos troupes parce que je veux que la circulation se fasse. Lundi, je parle au Maire »… et le lundi j’avais le terrain ! »

 

Mais la défense de l’animal ne s’arrête pas au niveau local. Elle concerne aussi les réglementations départementales, régionales, nationales et mondiales. A l’heure où les espèces d’animaux disparaissent à foison, il est essentiel de répondre à cette question : faut-il politiser la défense de l’animal ? Au congrès de la confédération, Aurélien Barrau nous a donné son opinion :

« La question qui me semble importante, c’est celle de savoir s’il faut politiser la question animale. Alors comme on le sait, c’est une question vaste parce que « politique » a beaucoup de sens différents. En grec, on peut évoquer « politeia » c’est la structure de fonctionnement, c’est l’institution. On peut évoquer « politikos » qui est vraiment l’organisation humaine de la cité et « politikè » qui est la pratique du pouvoir. Tout cela ce sont des catégories, une taxonomie, qui sont très utiles pour penser mais vous voyez que c’est extrêmement anthropocentré (qui place l’être humain au centre de toute chose). Je crois que la question qui se pose à nous c’est celle d’un chantier absolument gigantesque qu’on ne peut aborder qu’en revoyant nos vieilles catégories et nos moyens de penser qui ne sont pas adaptées à l’immensité de la question animale à laquelle nous commençons tout juste à faire face.

Et d’ailleurs ça se voit par cette espèce de réaction souvent antagoniste, parfois agacée, de temps en temps angoissée d’un certain nombre d’intellectuels dés lors que la question du bien-être, de la valeur, du droit, de la conscience des animaux est abordée comme s’il fallait à tous prix maintenir cette frontière qui fut pendant plusieurs dizaines de siècles érigée entre nous et ces authentiques alter ego que constituent en réalité les animaux. »

A suivre…

Adopter un labrador

Le labrador est une race de chien très à la mode à la campagne comme en milieu urbain. Il est facile à reconnaître avec sa tête ronde, ses oreilles tombantes, sa grosse truffe, ses yeux marrons et sa queue épaisse. Il a un pelage court noir, jaune ou chocolat avec un sous-poil résistant. C’est un chien puissant qui pèse une trentaine de kilos. Il est grand puisqu’il peut mesurer jusqu’à 57 centimétres au garrot.

Dans les 260 refuges de la confédération les labradors ne manquent pas.. Aujourd’hui, dans celui de Caubeyres, dans le Tarn et Garonne, Lotus fait le beau lors d’une séance photo pour trouver un nouveau maître. Qu’il soit croisé ou avec un pedigree, le labrador est un animal facile à trouver. Dans chaque refuge de la confédération, il y en a souvent plusieurs à adopter.

Nérée, quand à lui, a trouvé une famille depuis longtemps car il est très sociable. Aujourd’hui, il est très utile à sa maîtresse dans son travail d’orthophoniste.

L’engouement pour cette race ne faiblit pas vraiment car le travail de chien médiateur ou de chien guide donne au labrador une image très positive.

Cela ne veut pas dire pour autant que tous les labradors ont des dispositions pour faire de la médiation. Le labrador fait parfois les frais de sa trop bonne réputation. Ce n’est pas parce que vous adoptez un labrador qu’il sera plus facile à la maison. Chaque chien a sa personnalité, il faut qu’il soit bien sociabilisé et il faut lui donner une bonne éducation. N’hésitez donc pas à demander conseil aux agents animaliers pour connaître le caractère et le tempérament du chien que vous voulez adopter qu’il soit labrador ou non.

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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