Comment travailler dans un refuge ?

1- LES BENEVOLES

Faire du bénévolat, c’est à dire apporter son aide sans être rémunéré est une belle idée à condition d’avoir du temps et un minimum de moyens financiers. C’est pourquoi, les bénévoles sont souvent des moins de 29 ans : des étudiants.

Dans les 260 refuges de la confédération, il y a aussi un grand nombre de retraités qui montrent, chaque jour, qu’il n’y a pas d’âge légal pour faire preuve d’utilité.

On y trouve également des personnes en activité qui prennent sur leurs repos et leurs loisirs pour aider les refuges ou les administrer.

Dans nos associations de protection animale, il n’y a qu’une infime minorité de rentiers car il n’est pas donner à tout le monde d’avoir de l’argent sans travailler.

C’est pourquoi, il vous est peut être venu l’idée d’être salarié dans une association pour vivre de votre passion des animaux ?

2. LES AGENTS D’ACCUEIL

Il vous est peut être venu l’idée d’être salarié dans un refuge pour vivre à plein temps votre passion des animaux ?

Attention! Avant de laisser tomber votre métier pour vous occuper de chiens, de chats ou de chevaux. Prenez garde à ne pas idéaliser votre « futur boulot » !

Comme le dit parfaitement Marie Cécile Guérin du refuge ASPAC de Châtelaillon :

« On est entouré de gens qui sont dans la sensiblerie, dans l’affectif. Cela ne nous aide pas à sauver les animaux ! Il faut s’en occuper le mieux possible mais rester les pieds sur terre ! »

Avant de vous lancer, commencez par faire quelques jours de bénévolat pour savoir si ce que vous imaginez d’un refuge correspond à une réalité ou pas.

Dans les 260 refuges de la confédération il y a plus de 1200 salariés.

Il y a d’abord des agents d’accueil qui sont les premières personnes au contact des visiteurs. Ils informent les futurs adoptants et ceux qui souhaitent devenir familles d’accueil mais pas seulement…

il faut aussi gérer les abandons et les mauvais traitements.

L’accueil c’est un endroit éprouvant où les agents sont confrontés au meilleur comme au pire de la nature humaine.

Fréquemment, les agents peuvent trouver en arrivant au refuge des drôles de cadeaux : des caisses ou des sacs remplis de chatons ou des chiens attachés à un poteau.

C’est pourquoi, pour être agent d’accueil, il faut un moral en béton pour ne pas sombrer dans l’aigreur ou l’affliction…

LES AGENTS ANIMALIERS

En France, le métier d’agent de refuge est né en 1902 avec la Fondation Gordon Bennett à Gennevilliers. A l’époque, nettoyer des cages, nourrir et soigner des chiens et des chats était une activité peu considérée. C’était un travail exercé essentiellement par des hommes issus des couches populaires de la société.

Aujourd’hui, dans les refuges, ce sont les femmes qui constituent la majorité des agents animaliers. Pour cette nouvelle génération de salariés, se lever tôt, soigner les bêtes qu’il fasse très froid ou très chaud, être au refuge le week end, respecter des protocoles rigoureux et travailler au rythme de la nature sont des actes militants qui n’ont plus rien à voir avec les classes sociales.

Dans un monde de plus en plus urbanisé, travailler avec des animaux devient pour certains agents une sorte de retour au source, une nécessité.
En revanche, cette activité ne peut pas s’improviser. Pour être efficace, il faut être bien formé. Les agents animaliers doivent être de plus en plus polyvalents car ils ont des taches de plus en plus diversifiées.

Attentif, courageux, polyvalent et passionné voici les quatre qualités qui font un bon agent animalier.

Alain Lambert

Quel chien adopter dans un refuge ?

1- Prenez le temps de la réflexion avant d’adopter un nouveau compagnon !

Une photo et un descriptif sur internet ne suffisent pas pour réussir une adoption.

Il vaut mieux prendre le temps de vous rendre dans un des 260 refuges de la confédération pour trouver votre futur compagnon. Évidemment, voir tous ces chiens derrière des barreaux va surement vous toucher mais avant de laisser parler votre sensibilité, il ne faut pas se précipiter.

Prenez le temps de réfléchir, d’observer et de vous renseigner. Il faut absolument demander conseil à un agent animalier ou à un bénévole chevronné du refuge pour repérer le chien qui vous ira comme un gant. Cet agent va chercher à savoir quel animal adapter à vos conditions de vie. Il pourra vous orienter en vous donnant des éléments d’informations importants sur les chiens qu’il connaît bien. N’hésitez pas à revenir dans un refuge plusieurs fois avant de faire votre choix. Si vous avez déjà un chien, venez avec lui pour savoir comment il va réagir avec ce nouvel animal. Et lorsque vous aurez enfin adopté le chien qui vous a plus, il faudra encore de nombreuses heures à lui consacrer pour qu’il s’adapte à votre nouvel environnement. Il faudra aménager votre temps libre et passer pas mal de temps avant qu’il ne devienne le chien idéal…

2. L’âge du chien à adopter est en rapport avec l’activité que vous pourrez lui donner…

Ce n’est pas une honte de dire que lorsque l’on vieillit on a moins d’énergie. Ce principe s’applique aussi bien aux chiens qu’aux humains. Il ne faut pas l’oublier si vous pensez adopter un chiot ou un jeune chien. Pendant de nombreux mois, il va vous falloir lui apprendre des règles de conduite et donner beaucoup d’énergie dans l’apprentissage de sa nouvelle vie. C’est pourquoi, certains responsables de refuges ne souhaitent pas confier des chiots à des personnes très âgées. Sophie Carrière, Présidente de la SPA de Mornac près d’Angoulême, par exemple, nous explique le problème : « On a eu des retours de chiens confiés jeunes à des personnes âgées qui n’ont pas le temps, la force et la patience d’éduquer un chien et qui forcément va revenir à un moment donné. »

Que vous soyez vieux ou jeune, si vous préférez passer beaucoup de temps dans un canapé, plutôt que de gambader, mieux vaut prendre un chien âgé. Annie Benezech, la Présidente du refuge SPA de Montpellier l’explique très bien : « Le vieux chien, on a pas besoin de le promener trois heures par jour. Il va falloir le promener mais avec beaucoup moins de vivacité qu’un jeune chien. Un vieux chien a une psychologie de pépère tranquille. Il va être vite sociable avec son nouveau propriétaire comme s’il le connaissait depuis toujours. »

Comme toujours, n’hésitez pas à interroger les responsables des refuges qui connaissent bien leurs animaux. « Si on a des chiens plutôt tranquilles, on ne va pas les faire partir avec des gens sportifs. En revanche, certains de nos chiens ont besoin de courir. Il leur faut des propriétaires qui font de l’exercice » explique Ludivine Chapignac, administratrice du Refuge Saint-Roch à Valence. En fait, le secret d’une adoption réussie c’est l’activité. Il ne faut pas croire que le besoin d’exercice est lié à la taille. Certains petits chiens ont plus de vivacité que certains gros pépère et avoir un jardin ne changera rien à l’affaire. Pour le comprendre, il suffit de regarder Youyou. Malgré ces six kilos tout mouillés, elle a besoin de se dépenser. Chaque jour elle parcourt avec moi des kilomètres. N’oubliez donc pas, avant d’adopter un chien, de réfléchir à l’exercice que vous pourrez lui donner. C’est une condition indispensable à la réussite de votre adoption.

3. Combien ça coûte un chien de refuge ?

Peut être vous dites vous qu’en faisant une adoption vous allez trouver un chien « pas cher », une sorte de « chien d’occasion » ? Un cador en or qui vous donnera le moyen de faire des économies tout en faisant une bonne action ? Et pourquoi pas ? Le prix d’un chien de race vendu par un éleveur (de 500 à 4000 euros) peut faire peur en comparaison des frais d’adoption que vous demandera une des 260 associations de la Confédération.

Dans un refuge, comme celui de Châtellerault par exemple, on vous demandera 150 euros pour l’adoption d’un chien adulte (Les frais d’adoptions varient de 90 à 300 euros en fonction des refuges et des régions). C’est vraiment peu pour un animal vacciné en bonne santé, pucé et la plupart du temps stérilisé. Attention, toutefois, le coût d’un chien ne se limite pas à son prix d’acquisition. Il va falloir entretenir cet animal pendant plusieurs années. C’est pourquoi, même dans un refuge, on va chercher à savoir si vous avez des moyens financiers.

De 40 à 120 euros pour entretenir un cador !

Et l’argent, il va en falloir pour nourrir, soigner et donner de l’activité à votre nouveau protégé ! Selon Francoscopie qui étudie le mode de vie des Français, un chien coûte de 500 à 1300 euros par an à son propriétaire. D’un autre coté, à notre avis, ce n’est pas plus cher qu’un smartphone dernier cri qui a moins de sensibilité qu’un animal de compagnie.

4. Quel format de chien choisir ?

Pour bien choisir un chien dans un refuge, il faut se poser la question du format car il y a dans l’espèce canine une multitude de mensurations et d’origines. La sélection du chien n’est pas qu’une affaire de taille. Certaines races de chiens sont sujettes à des frais vétérinaires élevés. Il vaut mieux en être informé.

Avant d’adopter un chien, commencez par bien regarder son nez car, l’air de rien, le chien n’a que ça pour respirer. Joëlle Wermuth, Docteur Vétérinaire au refuge de Strasbourg nous l’explique :« les brachycéphales, les chiens qui ont un museau court et aplati ont souvent un voile du palais trop long, une sténose des narines, une trachée trop étroite. Ce sont des chiens qui, presque toujours, vont devoir être opérés pour élargir les narines et raccourcir le voile du palais. Cela va forcément entrainer des coûts ». Si vous le savez et que vous adorez les bouledogues ou les carlins, cela ne doit pas vous empêcher d’en adopter un.

Les yeux sont également à surveiller. Ce n’est pas parce que vous allez dans un refuge qu’il faut choisir un animal qui les a larmoyants. Certains chiens peuvent avoir des problèmes oculaires comme la keratite sèche qui vont générer des soins à vie. La scientifique nous explique les choses ainsi : « la kérato-conjonctivite sèche n’est pas lié forcément un problème de forme d’œil. Quand un chien a l’œil qui coule, qui a la sclère et les conjonctives rouges, il faut vérifier si il n’a pas ce type de pathologie »

Qu’ils aient des poils ou non, certains cadors ont la malchance d’avoir des problèmes de peau. Une pathologie génétique qui porte le joli nom d’atopie. Tous ces problèmes physiques, vous ne les verrez pas si vous prenez un chiot. L’avantage dans un refuge, c’est que les animaux ont fini leur croissance. « Le plus souvent, le chien, dans un refuge, est adopté adulte ce qui permet de savoir s’il a une dermatite atopique alors que c’est une chose que l’on ne sait pas chez un chiot de 2 mois que vous prendrez chez un éleveur » confirme Joëlle Wermuth. « L’avantage de prendre un chien adulte est de connaître son caractère. Le désavantage, bien sûr, c’est qu’il peut avoir souffert de mauvais comportements humains mais le plus souvent c’est positif. On voit à quel type d’animal on a à faire aussi bien au niveau santé qu’au niveau du comportement. »

Il n’y a pas que dans sa tête qu’un chien doit être équilibré. Les chiens disproportionnés ont tous la particularité de vieillir avec difficulté. Choisir un toutou qui a un enorme corps et des micros pattes c’est original mais parfois en vieillissant c’est plus embêtant. Pour conclure, la vétérinaire nous confie avec le sourire qu’ « avoir un chien très très long, c’est un peu comme avoir une table qui serait très longue avec des touts petits pieds. Si on la surcharge, elle va bien moins tenir… »

Alain Lambert

La médaille d’Honneur CNSPA pour Diesel !

Voici le discours d’Hervé Belardi (Vice Président de la CNSPA) lors de la remise de la médaille au maître chien du RAID conducteur de Diesel :

« 18 novembre 2015 au petit matin.

Le tourbillon des reportages ultra répétés des chaînes d’information permanente s’interrompt brusquement sur une actualité brûlante : à St Denis, une intervention du RAID, en relation avec les attentats de Paris de la semaine passée, est en cours.

Surprise, la presse n’a pu que récupérer les images tréssautantes d’une caméra amateure. Elles tournent en boucle et dévoilent une opération d’une rare intensité avec, en bruit de fond, des cris de surprise ou de peur.

…Et puis, soudain tout en bas des écrans, de manière presque indécente car tellement laconique, un bandeau apparaît : un chien d’assaut du RAID a perdu la vie.

Il s’appelait Diesel.

 

Dans une France « ko debout » depuis les attentats de Paris et du Bataclan 5 jours plus tôt, les réseaux sociaux sont à vif et s’enflamment immédiatement.

En quelques heures, la mort de Diesel éclipse l’actualité nationale et très vite, les presses étrangères s’emparent également de l’évènement et de l’émotion du peuple français pour ce chien d’assaut.

Qui étiez-vous donc Diesel, aussi nécessairement anonyme qu’extraordinaire de courage, d’abnégation et détermination.

Lorsque en 2009, le Centre National des Unités Canines de la Police Nationale vous recrute, c’est dans le but de vous former aux activités de pistage.

Mais le débourrage ne se révèle pas concluant, vous êtes beaucoup plus à l’aise dans le domaine des frappes musclées et du mordant. Diesel ne fait pas dans la dentelle…

Vous effectuez alors un stage de 3 mois pour apprendre le métier très particulier de chien de patrouille.

C’est là que vous êtes repéré pour vos aptitudes réellement très au-dessus de la moyenne.

Vous êtes naturellement testé pour devenir chien d’assaut au RAID, cette unité d’élite de la police nationale qui deviendra votre famille puisque, en 2010, alors que vous avez deux ans, vous devenez membre du RAID, l’école de l’exigence et de la rigueur pour les hommes et les chiens.

On vous qualifie volontiers de ON/OFF : tant à l’entrainement qu’en intervention, vous êtes très calme dans la colonne et, pendant les périodes d’attente, couché, à chercher la caresse…

…Mais dès que la tension monte, lorsque l’imminence de l’intervention surgit, vous êtes présent, ultra motivé, toujours silencieux et sous contrôle.

En 2011, J…, vous commencez à assurer les interventions avec Diesel et, durant plus de 4 années, vous formerez avec lui une équipe inaltérable.

Vous ne comptez plus ces permanences et astreintes, pas davantage ces promenades du matin, ces périodes d’alertes durant lesquelles, au fond d’un atelier désaffecté, dans un appartement vide, un véhicule ou une chambre d’hôtel, vous attendrez tous les deux le signal…

Vous ne comptez plus vos heures à vous entrainer avec Diesel, c’est-à-dire à poursuivre l’œuvre consistant à tailler le plus finement possible ce diamant brut pour que votre tandem se maintienne au rang de l’excellence, la seule arme réellement efficace contre l’échec.

A l’approche de l’hiver 2015, vous commencez juste à vous faire à ces quelques poils blancs au museau et qui annoncent la retraite prochaine de votre équipier.

Diesel va bientôt vous quitter pour une famille que vous connaissez bien et qui l’attend pour l’été 2016…

Cette nuit, J…, cette nuit durant laquelle votre chien vous a quitté, vous l’avez vu, le calme revenu après les longs échanges de tirs et grenades, partir,…

Vous l’avez peut-être suivi du regard tandis qu’il entrait dans une première pièce vide.

Vous l’avez vu s’élancer dans la deuxième pièce et vous avez entendu ces terribles coups de feu, ces grondements si caractéristiques du gros calibre en milieu confiné.

Elles seront longues ces secondes durant lesquelles, secrètement, dans cette ambiance tactique, vous espérerez le voir revenir vers vous, même en rampant.

Mais Diesel ne reviendra pas : victime du devoir, il aura donné sa vie pour épargner celle de ses collègues policiers mais aussi celle de gens comme nous tous, cibles potentielles de la barbarie ordinaire qui a transformé profondément notre pays…

J…, depuis maintenant presque 2 ans que nous sommes en contact, je sais que vous préférez l’air libre avec vos chiens plutôt que discourir en public.

Vous avez néanmoins tenu à être avec nous aujourd’hui tant il vous est apparu important de saluer la mémoire de votre camarade tombé en opération.

Croyez bien que nous vous en remercions très vivement.

Diesel, je vous connais maintenant si bien que je fais choix de te tutoyer… Puisque tu es parti vers un monde prétendument meilleur, tu as sans doute croisé bon nombre de ces héros à quatre pattes et peut-être même Moustache, le chien de l’armée napoléonienne avec qui tu dois sans doute partager la vedette au paradis…

Oh, bien sûr, une médaille ne te ramènera pas, mais au moins, à chaque fois que ton maître la regardera, il reverra tes yeux levés vers lui, ces yeux qui, sans cesse, guettaient l’approbation et la confirmation du travail bien fait.

Et qui sait si, comme le disait le poète :

«  Jour après jour il faut l’admettre,

Voir ceux qu’on aime disparaitre,

C’est ce qui fait vieillir trop tôt.

Au paradis des chiens, peut-être,

Ton long museau à la fenêtre,

Tu nous accueilleras bientôt. »

Au nom du président de la Confédération Nationale des SPA de France, nous te décernons la médaille d’honneur du Général de Grammont qui aura laissé son nom à la première loi sur la protection des animaux en 1850.

 Mais bien davantage que la protection animale, c’est aujourd’hui ton pays qui te remercie, s’incline et te salue avec un très profond respect. »

Hervé Belardi

Que faire quand on a perdu son chien ?

Le 14 juillet c’est la fête nationale, c’est connu ! Mais ce que l’on sait moins c’est que c’est aussi la fête des chiens perdus. Ce jour là, par peur des pétards et des feux d’artifices de nombreux chiens s’égarent.

Ce que l’on constate souvent, c’est que les propriétaires qui ont l’habitude de lâcher leurs chiens n’imaginaient pas un seul instant que leurs fidèles compagnons puissent fuir en courant. C’est pourquoi, il vaut mieux être prévoyant.

Même si votre chien revient facilement, n’oubliez jamais de lui mettre une médaille qui comporte votre nom et votre numéro de téléphone avec un anneau résistant. Assurez-vous que son collier soit solide, en bon état et vérifiez que votre chien ne puisse pas passer sa tête en dehors en reculant.

En France, l’identification par puce ou par tatouage de votre chien est obligatoire. Contacter l’I-CAD le fichier national d’identification des carnivores domestiques par internet ou par téléphone au 0 810 778 778 pour signaler sa disparition et pour savoir si vos coordonnées correspondent bien à son numéro d’identification. Faîtes le également dès vous changez d’adresse ou que vous le mettez en pension chez un tiers.

Si vous étiez en promenade quand vous l’avez perdu, inutile de courir partout. Il vaut mieux rester sur le parcours que vous avez pris avec lui, en revenant régulièrement à l’endroit où vous l’avez aperçu pour la dernière fois. Prévenez les différentes fourrières dès que vous êtes en mesure de le faire, en communiquant le numéro de tatouage ou de puce ainsi que la description précise de l’animal. Pas seulement celle de votre secteur (le chien peut changer de département) mais également celles des environs ; Bien entendu, les fourrières sont chargées de rechercher systématiquement les propriétaires. Cependant, entre les tatouages illisibles et les puces démagnétisées, il est préférable de prendre les devants. Attention ! Ne tardez pas à le faire car le temps de garde en fourrière n’est que d’une semaine. 8 jours après sa récupération, le chien deviendrait la propriété d’un refuge ou pire pourrait être euthanasié si vous n’allez pas rapidement le récupérer.

N’hésitez pas à contacter les mairies, les gendarmeries (en milieu rural) la police municipale (en milieu urbain), les refuges et les vétérinaires proches de l’endroit où vous l’avez perdu.

Dernier petit point qu’il ne faut pas négliger : vous êtes (vous ou les gardiens au moment de la fuite) civilement responsable des dommages que votre animal en liberté peut causer, par exemple un accident de la route. Vérifiez donc que les dégâts qu’il pourrait occasionner sont couverts par votre contrat d’assurance responsabilité civile.

N’oublions pas que « la prudence est la mère de toutes vertus » surtout quand on a un chien perdu !

Le refuge de la SPA de Lorient

Le refuge de la SPA de Lorient est tout simplement éblouissant. Il est situé à Larmor Plage dans un ancien casernement construit pendant la guerre par les allemands . En 1979, Sara Gourden décide de racheter le terrain ou le chenil est à l’abandon. Passionnée d’animaux, de jardins et de fleurs, elle transformera cet endroit un véritable petit coin de bonheur. N’oubliez pas pour autant de soutenir son association qui avec des bouts de ficelles réussit l’incroyable pari de concilier la protection animale avec la beauté d’une demeure. Ce refuge, membre de la CNSPA (Confédération Nationale des SPA – pas de la SPA de Paris), est habilité à recevoir des legs et des dons.

SPA de Lorient lieu-dit Kercavès
56260 Larmor-Plage
Téléphone : 02 97 33 70 90

L’éducation canine, une nécessité pour la protection animale !

Texte d’Alain Lambert lu en 2003, à l’occasion du centenaire du Refuge Grammont de Gennevilliers

maineducation

Pour bien connaître l’éducation canine, il m’est paru indispensable de découvrir le plus grand nombre d’environnements dans lesquels peuvent évoluer les propriétaires et leurs chiens du début jusqu’à la fin. La fin, dans mon domaine, c’est la rupture du lien qui unit un maître à son chien. Il y a deux raisons principales pour que cette relation s’interrompe : la mort ou l’abandon. C’est pourquoi, après avoir exploré les différentes facettes de l’éducation canine, j’ai ressenti le besoin depuis ces deux dernières années de proposer mes services à la Société Protectrice des Animaux (SPA). Après accord de son Président, le Docteur Serge Belais, j’ai pu travailler avec mon équipe trois demi journées par semaine dans le chenil le plus connu de France : le refuge de Gennevilliers. Nous ne nous attendions pas à une situation aussi difficile. Ce refuge n’est pas un gentil petit chenil de province, c’est une sorte de gare de triage où transitent chaque année des milliers de chiens . Plus de 40 salariés, un refuge de plusieurs centaines de places, un va et vient incessant entre des chiens qu’on adopte et des chiens qu’on abandonne. Gennevilliers, c’est un effroyable mélange ou se croisent ce qu’il y a de mieux et ce qu’il y a de plus détestable dans l’être humain. Alors que nous aurions pu simplement nous occuper de nos gentils clients des beaux quartiers, nous avons été projetés trois fois par semaine dans une espèce de service d’urgence où rien ne se fait dans la nuance. Gennevilliers est un concentré d’émotions. Vous y trouvez le pire et le meilleur.

Le pire c’est sans aucun doute la période des grandes vacances. A Gennevilliers, l’été commence avec un défilé, celui des candidats à l’abandon. Comme chaque année à cette période, le hall d’accueil prend la forme d’une scène où se joue la comédie humaine. Une foule de déplorables artistes font, tour à tour, leurs numéros. Lunettes noires et nez rouges, ils se ressemblent tous, ils font pitié. Chacun se doit de constater, au vu de leur mouchoir à la main et de leurs regards larmoyants, qu’ils sont accablés par la fatalité.

Pour supporter ces journées d’été, du début jusqu’à la fin, il faut avoir le cœur bien accroché. Cette succession de lâcheté, d’échecs et de renoncement peut donner à certaines âmes sensibles un dégoût plus ou moins prononcé pour l’humanité. C’est pourquoi il faut faire preuve d’une certaine expérience et d’un peu de sagesse pour « accueillir » ce genre de « clients »

Nous les reconnaissons de loin. Ils ont la démarche lourde et tiennent au bout de la laisse, d’un geste gauche, le chien dont ils veulent se débarrasser. A les voir, on pourrait croire qu’ils portent toute la misère du monde sur leurs épaules. Devant nous, il n’y a pas monsieur Dupond ou madame Durand mais des Gavroche et des Cosette. Il n’y a pas la gérante d’une supérette mais la marchande d’allumettes. Chacun y va de son argument pour justifier son reniement. Parmi ces candidats à l’abandon, il y a deux grandes catégories, les spécialistes de la mauvaise foi et les gens de bonne volonté mais dépassés par les événements.

Fariboles et sornettes

Les premiers, des virtuoses de la sornette, sont assez faciles à reconnaître. Ce sont les « on a tout essayé » et les « il n’y a rien à faire » qu’ils vous imposent d’entrée de jeu. Pas question pour eux de repartir avec le chien. Ils n’imaginent même pas qu’il puisse exister des solutions, le chien qu’ils ont ne pose que des problèmes.

Il y a les désespérés. « Je ne m’imaginais pas que c’était comme ça ! » constate celui-ci. « Je pensais que ça se passerait autrement » atteste celle-là « Jamais, nous n’aurions pensé que c’était si compliqué d’avoir un chien ! » affirment ces découragés dont l’image qu’ils se font de leur animal ne correspond pas à la réalité. J’ai compris en les écoutant à quel point il était important, avant de s’occuper des chiens, de s’interroger sur les raisons de notre attachement, sur le regard que nous portons sur eux et sur ce que nous pouvons en attendre. Comme dans la fable, ils nous assurent mais un peu tard, « qu’on ne les reprendrait pas de si tôt ».

Il y a les manipulés. « On ne nous avait pas prévenu ! » s’insurgent-ils « On ne savait pas que ça se passerait comme ça ! » Ce « on » c’est tout un tas de coupables : les éleveurs, les vétérinaires, les multinationales, les lobbies, les médias, les associations, les professionnels, les ministères, le gouvernement, allez savoir peut-être le Président…Ceux- là n’hésitent pas un instant à se mettre en colère et à rejeter leur responsabilité sur le reste de la société.

Il y a aussi les malchanceux. A les entendre, ils ont eu le malheur de tomber sur un chien inadapté à leurs besoins. Ils portent un regard impitoyable sur le chien qu’ils viennent abandonner et leur taillent un costume sur mesure. Il est « trop » ou « pas assez » quelque chose. Sa race est trop difficile, trop nerveuse, trop agressive. Son âge en fait un chien pas assez calme, pas assez tranquille ou pas assez affectueux. Sa taille est trop grande pour un appartement ou trop petite pour une propriété. Il venait d’un élevage où il y avait trop de ceci ou pas assez de cela. Les malchanceux sont redoutables car il n’y a pour eux aucune raison de se remettre en question. Ils regarderont avec toujours autant de plaisir Trente Millions d’Amis à la télé et n’hésiteront pas à reprendre un autre chien dès que l’occasion se présentera. Fervents adeptes de la consommation, ils changent de chien comme on change de pantalon.

Il y a les déficients. En prenant un chien, « ils avaient… » mais « ils n’ont plus… » Ils n’ont plus une minute à eux, ils n’ont plus les moyens financiers, ils n’ont plus la place. Certains sont séparés, et celle ou celui qui voulait le chien est parti avec les meubles mais sans le toutou !

Les déficients nous amènent à nous interroger sur les choix que nous faisons dans notre vie, ce que nous faisons de notre temps, de notre argent et la façon dont nous gérons notre espace.

Certains n’hésitent pas après de tels arguments à saupoudrer une petite touche de recommandation et de bons sentiments. « Il lui faut un maître qui a du temps » ajoutent-ils parfois avec une dernière caresse en guise de ponctuation « Avec nous il n’est pas heureux »

Ces as de la faribole, ces princes de l’irresponsabilité ne présentent à nos yeux qu’une petite qualité, celle d’avoir eu le courage d’affronter notre regard désapprobateur. Il aurait été plus facile pour eux d’attacher leurs chiens à un poteau cinq cent mètres plus haut comme cela arrive fréquemment.

Ceux qui ont pris leurs chiens à rebrousse poils

En fait, la catégorie qui nous intéresse le plus, en tant qu’éducateurs canins, est celle de ceux qui sont dépassé par les événements. C’est celle pour laquelle nous pouvons faire quelque chose, parce qu’ils apprécient encore leurs chiens et qu’ils cherchent des solutions pour les garder plutôt que de s’en séparer.

Nous constatons en les écoutant qu’il ne suffit pas toujours « d’aimer » les animaux pour que cela se passe bien. Le plus grand reproche qu’on puisse leur faire est celui de n’avoir fait que peu d’efforts pour trouver des solutions à leurs problèmes avant de franchir les portes de Gennevilliers.

Il y’a ceux qui n’ont toujours pas réussi à faire comprendre à leur cabot que leur demeure n’est pas un sanichien*. « Des fois on le promène plus d’une heure sans qu’il lève la patte. A peine rentré, il fait ses besoins sur le tapis du salon » Ils font le bonheur des collectivités locales puisque leurs braves toutous s’évertuent à ne jamais faire leurs besoins en dehors de leurs appartements.

Il y a ceux dont la maison est devenu est un air d’ébat pour chiens. « Chez nous, il n’y a plus un objet à moins d’un mètre cinquante du sol, tout est installé en hauteur » Une sorte de no man’s land ou le toutou adoré a refait à sa façon la décoration. La plus petite absence du propriétaire déclenche chez lui une irrépressible envie d’écharper la moquette, de broyer les objets familiers, de customiser les canapés, de refaire les installations téléphoniques ou de manger la tapisserie.

Il y’a ceux dont le compagnon fait tout le temps son « one man chow chow ». Leur chien est devenu une diva qui n’hésite pas à s’exprimer à la moindre occasion. « Il aboie pour tout et n’importe quoi ! » Des chiens souvent très malins qui ont compris qu’il n’y a rien de tel qu’un aboiement par ci ou un hurlement par là pour accélérer le mouvement.

Il y’a ceux dont le cador est devenu une espèce d’empereur tout puissant. « La nuit je ne peux même pas me lever pour faire pipi. Installé devant la porte des cabinets, il ne veut pas me laisser passer. Il me grogne dessus. ». Leur chien est un Titus ou un César qui a progressivement occupé les endroits stratégiques pour instaurer une dictature canine dans leurs habitations.

Il y’a ceux dont la moindre sortie avec le chien est devenu une épreuve olympique : cent mètre haies quand le chien a décidé de sauter dans le jardin de la voisine !

Lutte gréco-romaine quand le charmant fanfaron a décidé d’en découdre avec les autres chiens du quartier. « Il ne supporte pas les autres mâles. Il déteste particulièrement le chien qui habite juste en face de chez nous »

Séance de musculation quand il faut le promener en laisse. « Il tire comme un bœuf. Il m’a fait tomber plusieurs fois » Course de fond quand on veut le lâcher dans un bois ou dans un parc public. « Avec lui c’est « viens ici fous le camp ». « Dès qu’on l’appelle pour rentrer, il part dans l’autre sens »

Loin de moins l’idée de jeter la pierre à tous ces propriétaires mais j’ai constaté qu’une grande part d’entre eux ont fait les choses à l’envers. Ils ont couru après leurs chiens quand il aurait fallu les encourager, se sont fâchés quand ils auraient dû les féliciter, les ont félicité quand il se devaient de ne pas s’y intéresser… Un grand nombre d’entre eux, sans le savoir, ont pris leurs chiens à rebrousse poils et s’étonnent de les voir mal se comporter.

En les écoutant, on se rend compte à quel point l’éducation canine à sa place ici. C’est à mon avis une nécessité dans la SPA d’aujourd’hui.

Le refuge de la SPA de Nailly dans l’Yonne

Dans sa tournée des SPA, Alain Lambert, le « cycloreporter » passe par le refuge de Nailly dans l’ Yonne. Il y rencontre Colarie Chameroy ,une directrice jeune et volontaire qui dirige une équipe de 3 salariés et d’une dizaine de bénévoles dans un refuge qui peut accueillir 40 chiens et 30 chats.

Le refuge situé à Nailly au nord de l’Yonne est installé à coté d’un bois ce qui permet aux bénévoles de sortir les chiens facilement. Elle dispose pour recueillir les animaux d’une chatterie moderne et d’un chenil avec des courettes ainsi que de parcs de détente où les pensionnaires sont tous sortis au moins une fois par jour. A suivre sur le Journal de la Protection Animale (www.lejpa.com)

Un refuge vraiment pas si bêtes !

Par Alain Lambert

Pour faire fonctionner un refuge de protection animale, il ne suffit pas seulement d’être bienveillant il faut aussi être intelligent car une multitude de compétences sont nécessaires pour réussir à faire vivre dignement les animaux qui sont à la charge d’une association. Les responsables de l’association PAS SI BETES à Cutrelles l’ont parfaitement compris. L’association a été créée en 1985 par deux anciennes bénévoles de la SPA de Vaux le Penil qui voulaient donner un sort plus enviable aux vieux chiens et chats abandonnés de la région de Montereau et de Sens. L’association a très vite élargie ses objectifs. Aujourd’hui, elle accueille dans de très bonnes conditions non seulement des vieux animaux mais aussi des toutous et des matous abandonnés du département ainsi que des chiens créoles, des petits roumains, des chats et des chatons à foison. Dirigée par une équipe d’administratrices hors pair, elle permet aux 8 salariés et aux bénévoles de l’association d’assurer au mieux leurs missions. A sa tête Jeannette Bosquet la présidente a parfaitement compris les enjeux de la protection animale.

Dans cette première partie, rencontrez pour la première fois ce refuge formidable…

DANS QUEL REFUGE SPA FAUT IL ADOPTER UN ANIMAL ?

Comme Virginie, nous avons adopté nos chiens dans un refuge SPA.

Frisbee vient de la SPA de Gennevilliers.

Easy est venu de la SPA de la Réunion puis a été transféré à la SPA de Gien.

Youyou est une chienne que nous avons adoptée à la SPA d’Hermeray.

Dans le langage de tous les jours, SPA n’est pas un seulement un sigle, c’est un nom commun utilisé pour désigner un refuge de protection animale.

Il y a ainsi à peu près 400 refuges qui accueillent des animaux en France et s’appellent ou sont appelés SPA dans la commune ou le département dans lequel ils sont installés. Tout du moins jusqu’à maintenant car un grand nombre de ces refuges sont en danger ! La direction de la SPA de Paris tente, pour canaliser les dons et legs, de s’approprier ce nom à son seul usage exclusif. Elle a obtenu Un jugement du TGI de Paris en mars 2017 qui condamne les 260 associations de la Confédération Nationale des SPA répartis sur tout le pays pour « parasitisme ». La SPA de Paris ne gère pourtant que 56 refuges sur 40 départements. C’est pourquoi la CNSPA a fait appel du jugement.

Pour nous, les refuges, qu’ils s’appellent SPA ou non, ne sont pas des parasites !

Pour le démontrer, nous allons visiter en 2017 et 2018 le plus grand nombre de refuges pour montrer à quels points ces associations ont un rôle essentiel à jouer dans la protection des animaux… J’espère que vous nous suivrez pour savoir quel refuge il faut aider ou pour choisir un nouveau compagnon

 

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