La marche en laisse dans l’avenue Jean Jaurès (partie 1)

Comme je vous l’ai dit précédemment, pour sortir mon chien dans la rue Cavendish, j’utilise une laisse plate, solide et qui ne brûle pas les mains. Je n’utilise jamais de laisse à enrouleur. J’ai rencontré un nombre important de propriétaires qui ont blessé voire tué leurs chiens avec cet engin. Des chiens qui ont traversé la rue de façon impromptue ou qui se sont retrouvés coincés dans un ascenseur…et ça, ça tue ! Dans le genre fausse bonne idée pour marcher avec votre chien en laisse, il y a aussi le collier « torquatus », ça aussi, ça fait peur ! C’est un collier avec des pointes en métal qui “mord” dès que le chien tire. Il faut le savoir : ce n’est pas parce qu’un produit est en vente qu’il est utile. C’est bien simple, je laisse tout ce matériel au musée des horreurs.

 

Pour utiliser une laisse intelligemment, il faut comprendre un principe essentiel : la laisse doit être l’instrument de votre voix. N’agissez sur elle qu’en fonction des commandements que vous avez donné à votre chien. Malheureusement, de nombreux propriétaires font les choses à l’envers. Dès qu’il ont attachés leurs compagnons, ils se contentent de le retenir et ne voient pas l’utilité de leurs donner des instructions. En revanche, dès qu’ils lâchent leurs toutous, ils les abreuvent de paroles et de consignes sans avoir de moyens de les faire appliquer. C’est le meilleur moyen pour avoir un chien qui tire en laisse et qui n’obéit jamais quand il est lâché.

Voici un petit exercice pour savoir si vous utilisez efficacement votre laisse. Lorsque vous êtes dans un endroit où vous pouvez lâcher votre chien. Demandez-lui de se mettre assis. Décrochez votre laisse puis raccrochez la. Faites-le plusieurs fois avant de lui donner un ordre libératoire comme “c’est fini”. Si votre chien est parti avant que vous ayez dit le moindre commandement c’est qu’il est plus réceptif à ce que vous faites avec votre laisse qu’à ce que vous lui demandez. Pour avoir un chien obéissant, il vous faudra donc encore l’entrainer.

Dans l’avenue Jean Jaurès, mal maitriser sa laisse c’est mettre son chien en péril. Cette voie de presque deux kilomètres a des larges trottoirs avec des arbres et des pistes cyclables. En revanche, elle n’est pas sans danger puisque que chaque jour des milliers de voitures l’empruntent à plus ou moins vive allure. C’est pourquoi, pour y promener son chien, il vaut mieux avoir une bonne marche en laisse.


Jean Jaurès (1859-1914) ne souffrait pas de trouble psychique comme le physicien Henry Cavendish honoré par la rue de départ de notre périple. Il n’était pas autiste. En revanche, il était socialiste. Rappelons ici, pour éclairer les nouvelles générations qu’à l’origine, un socialiste n’est pas un homme politique trop nourri qui fait le contraire de ce qu’il a dit pour être élu (Il n’affirme pas, par exemple, « l’ennemi c’est la finance » ou que l’augmentation de la TVA est « inopportune, injuste, infondée et improvisée » pour dès qu’il est au pouvoir augmenter les impôts des petites gens et enrichir le grand patronat avec sa loi de finance…). Comme Armand Carrel, Jean Jaurès eut un destin fatal. Le député du Tarn est mort par balle. En 1914, Ce pacifiste convaincu qui faisait tout pour éviter la guerre fut abattu par un gros vilain (Raoul Villain, plus exactement) un nationaliste favorable à l’affrontement. Pour rendre hommage à Jaurès, le gouvernement débaptisa l’ancienne « avenue d’Allemagne » pour lui donner son nom avant de se lancer dans une grande boucherie qui enrichit les marchands de canons. Un massacre qui fit 1,7 millions de morts chez les Français et 1,6 millions chez nos amis Teutons.

 

 

 

« Tapis rouge »et « tapis gris » à la librairie (de l’Avenue Jean Jaurès)

Pour réussir l’éducation d’un chien, il faut qu’il se sente bien. Quoi de mieux qu’un bon tapis douillet pour commencer son entrainement? Dans mon appartement, mes chiens ont des coussins RED DINGO épais, solides et beaux mais lorsque je pars en vadrouille, je prends des tapis fins, colorés et faciles à laver pour travailler.

Pour me déplacer dans Paris avec mes chiens, je fais du vélo. De cette façon, Paris est beaucoup plus accessible et beaucoup plus beau. Dans mon parcours autour des Buttes Chaumont, je fais quelques arrêts intéressants. Pour faire progresser un chien, Paris est une ville formidable. Je peux aller avec lui au café et dans des endroits de plus en plus compliqués. Mon passage à la librairie Texture est bien utile pour mes entraînements, ça c’est sûr !

 

Le tapis rouge va me permettre de transférer un objet que le chien connait parfaitement dans un environnement nouveau. La librairie, il ne la connait pas mais ce morceau de tissu, il le connait bien. C’est une surface sur laquelle on est toujours récompensé et félicité. J’ai ainsi plusieurs tapis, un rouge, un noir, un jaune, un gris qui sont des petits emplacements où je récompense le chien en fonction de l’ordre que je lui ai donné. Les chiens perçoivent moins bien que nous les couleurs. Ce sont des prédateurs qui ont une vision crépusculaire et une excellente perception des mouvements; c’est pourquoi nos attitudes sont aussi importantes que la couleur et la texture du tapis.

Avec Easy, ma Royal Bourbon, ma règle de conduite est simple. A partir du moment où je dis “tapis rouge” je la félicite au moment précis où elle pose ses deux pattes avant sur le tissu (peu importe qu’elle soit assis debout ou couché). L’entrainement se termine quand je donne mon ordre libératoire “C’est fini!”

Et je recommence, cette exercice dans plein d’endroits différents…


La librairie Texture au 94 de l’Avenue Jean Jaurès à Paris

 Pour faire l’exercice du tapis, la librairie Texture avait un nom prédestiné. Elle est dirigée par une femme formidable Michèle Chadeisson qui a ouvert en 2008 ce commerce de livres unique dans cette avenue. Elle fait honneur à Jean Jaurès car on trouve dans sa librairie, une multitude d’ouvrages sur la condition ouvrière, la lutte des classes et l’histoire des luttes sociales. « Texture » est aussi un repère de gens d’esprit puisqu’elle recèle, en plus des centaines de romans français ou étrangers, une multitude de recueils de poésies, une discipline aussi importante que les ouvrages d’économie.  Les chiens bien éduqués y sont les bienvenus, autant que les enfants qui y trouveront dans ces étagères une multitudes de BD, de romans captivants et de livres jeunesse. Bref ! Parole de Lambert ! Texture ne pourra que vous plaire…

Alain Lambert

Choisir le bon matériel dans la rue Armand Carrel*

Le matériel solide et pratique dans une rue romantique

La rue Armand Carrel* est une rue de 705 mètres de long et de 20 mètres de large qui traverse le haut de la rue Cavendish dans le quartier du Combat. Ses trottoirs sont assez larges et permettent de conduire un chien aisément jusqu’au romantique parc des Buttes Chaumont. Comme la vie d’Armand Carrel qui est mort à 36 ans, elle n’est pas sans danger car c’est une artère fluide qui permet aux scooters, voitures et camions de descendre jusqu’à l’avenue Jean Jaurès à fond les ballons. Une pratique périlleuse pour les enfants et les parents qui fréquentent la crèche, les deux écoles ou le lycée professionnel et qui doivent traverser ce que je surnomme le “passage de la mort qui tue”. Un passage piétons qu’il faut prendre avec ses enfants ou ses chiens avec les plus grandes précautions. C’est pourquoi, avant de faire de l’éducation canine dans cette voie, il faut choisir un matériel solide et pratique car la percussion d’un de ces bolides serait fatale pour votre animal.

Dans mon sac, pour partir en expédition dans la jungle urbaine, je prends :

  • Un collier solide avec une médaille
  • Un harnais
  • Une laisse de un mètre
  • Une laisse double pour les chiens difficiles
  • Un lasso
  • Une longe de 5 mètres
  • Une boite de récompenses
  • Un clicker
  • Une “cocorde” et une “baballe”
  • Une gamelle pliable
  • Une serviette de bains qui peut faire office de « tapis joyeux »
  • Une « boite à colère »
  • Des sacs à caca

 

*Armand Carrel (1800-1836) était un journaliste beau, passionné et prêt à mourir pour ses idées. Fondateur d’un journal républicain « le National », il a joué un rôle non négligeable dans la révolution de 1830 en publiant des articles contre le pouvoir restauré de Charles X. C’était l’incarnation du romantisme dans toute sa splendeur puisqu’à 36 ans, dans un duel au pistolet au bord du lac de Saint-Mandé, il prend une balle dans l’aine et meurt. Celui qui tua notre héros citoyen s’appelait Emile de Girardin. Il n’eut pas le bonheur posthume d’avoir une rue à son nom dans Paris mais il en eu une à Bordeaux. Il fut le premier à vendre des encarts publicitaires dans un quotidien. Des publicités qui permettaient de vendre deux fois moins cher l’abonnement à “La Presse”. son journal. C’est d’ailleurs cette raison qui le fâcha “à mort” avec le bel Armand Carrel. “Quel rapport avec les chiens ?” Me direz-vous. Et bien, pour lancer son affaire, le fameux Emile de Girardin s’inspira de James Gordon Bennett Senior qui fit exploser les ventes du New York Herald et qui inventa ce procédé, 4 ans plus tôt, aux États-Unis. “Et alors ? Point de toutou” ajouterez-vous, si vous lisez ces lignes jusqu’au bout. Gordon Bennett eut un fils, James Junior, en 1841. C’est celui là qui nous ramène aux chiens puisqu’il finança la création de la Fondation Gordon Bennett qui ouvrit le premier refuge de France à Gennevilliers en 1902. La culture, c’est pas beau ?

Alain Lambert

 

 

 

 

L’éducation canine, une nécessité pour la protection animale !

Texte d’Alain Lambert lu en 2003, à l’occasion du centenaire du Refuge Grammont de Gennevilliers

maineducation

Pour bien connaître l’éducation canine, il m’est paru indispensable de découvrir le plus grand nombre d’environnements dans lesquels peuvent évoluer les propriétaires et leurs chiens du début jusqu’à la fin. La fin, dans mon domaine, c’est la rupture du lien qui unit un maître à son chien. Il y a deux raisons principales pour que cette relation s’interrompe : la mort ou l’abandon. C’est pourquoi, après avoir exploré les différentes facettes de l’éducation canine, j’ai ressenti le besoin depuis ces deux dernières années de proposer mes services à la Société Protectrice des Animaux (SPA). Après accord de son Président, le Docteur Serge Belais, j’ai pu travailler avec mon équipe trois demi journées par semaine dans le chenil le plus connu de France : le refuge de Gennevilliers. Nous ne nous attendions pas à une situation aussi difficile. Ce refuge n’est pas un gentil petit chenil de province, c’est une sorte de gare de triage où transitent chaque année des milliers de chiens . Plus de 40 salariés, un refuge de plusieurs centaines de places, un va et vient incessant entre des chiens qu’on adopte et des chiens qu’on abandonne. Gennevilliers, c’est un effroyable mélange ou se croisent ce qu’il y a de mieux et ce qu’il y a de plus détestable dans l’être humain. Alors que nous aurions pu simplement nous occuper de nos gentils clients des beaux quartiers, nous avons été projetés trois fois par semaine dans une espèce de service d’urgence où rien ne se fait dans la nuance. Gennevilliers est un concentré d’émotions. Vous y trouvez le pire et le meilleur.

Le pire c’est sans aucun doute la période des grandes vacances. A Gennevilliers, l’été commence avec un défilé, celui des candidats à l’abandon. Comme chaque année à cette période, le hall d’accueil prend la forme d’une scène où se joue la comédie humaine. Une foule de déplorables artistes font, tour à tour, leurs numéros. Lunettes noires et nez rouges, ils se ressemblent tous, ils font pitié. Chacun se doit de constater, au vu de leur mouchoir à la main et de leurs regards larmoyants, qu’ils sont accablés par la fatalité.

Pour supporter ces journées d’été, du début jusqu’à la fin, il faut avoir le cœur bien accroché. Cette succession de lâcheté, d’échecs et de renoncement peut donner à certaines âmes sensibles un dégoût plus ou moins prononcé pour l’humanité. C’est pourquoi il faut faire preuve d’une certaine expérience et d’un peu de sagesse pour « accueillir » ce genre de « clients »

Nous les reconnaissons de loin. Ils ont la démarche lourde et tiennent au bout de la laisse, d’un geste gauche, le chien dont ils veulent se débarrasser. A les voir, on pourrait croire qu’ils portent toute la misère du monde sur leurs épaules. Devant nous, il n’y a pas monsieur Dupond ou madame Durand mais des Gavroche et des Cosette. Il n’y a pas la gérante d’une supérette mais la marchande d’allumettes. Chacun y va de son argument pour justifier son reniement. Parmi ces candidats à l’abandon, il y a deux grandes catégories, les spécialistes de la mauvaise foi et les gens de bonne volonté mais dépassés par les événements.

Fariboles et sornettes

Les premiers, des virtuoses de la sornette, sont assez faciles à reconnaître. Ce sont les « on a tout essayé » et les « il n’y a rien à faire » qu’ils vous imposent d’entrée de jeu. Pas question pour eux de repartir avec le chien. Ils n’imaginent même pas qu’il puisse exister des solutions, le chien qu’ils ont ne pose que des problèmes.

Il y a les désespérés. « Je ne m’imaginais pas que c’était comme ça ! » constate celui-ci. « Je pensais que ça se passerait autrement » atteste celle-là « Jamais, nous n’aurions pensé que c’était si compliqué d’avoir un chien ! » affirment ces découragés dont l’image qu’ils se font de leur animal ne correspond pas à la réalité. J’ai compris en les écoutant à quel point il était important, avant de s’occuper des chiens, de s’interroger sur les raisons de notre attachement, sur le regard que nous portons sur eux et sur ce que nous pouvons en attendre. Comme dans la fable, ils nous assurent mais un peu tard, « qu’on ne les reprendrait pas de si tôt ».

Il y a les manipulés. « On ne nous avait pas prévenu ! » s’insurgent-ils « On ne savait pas que ça se passerait comme ça ! » Ce « on » c’est tout un tas de coupables : les éleveurs, les vétérinaires, les multinationales, les lobbies, les médias, les associations, les professionnels, les ministères, le gouvernement, allez savoir peut-être le Président…Ceux- là n’hésitent pas un instant à se mettre en colère et à rejeter leur responsabilité sur le reste de la société.

Il y a aussi les malchanceux. A les entendre, ils ont eu le malheur de tomber sur un chien inadapté à leurs besoins. Ils portent un regard impitoyable sur le chien qu’ils viennent abandonner et leur taillent un costume sur mesure. Il est « trop » ou « pas assez » quelque chose. Sa race est trop difficile, trop nerveuse, trop agressive. Son âge en fait un chien pas assez calme, pas assez tranquille ou pas assez affectueux. Sa taille est trop grande pour un appartement ou trop petite pour une propriété. Il venait d’un élevage où il y avait trop de ceci ou pas assez de cela. Les malchanceux sont redoutables car il n’y a pour eux aucune raison de se remettre en question. Ils regarderont avec toujours autant de plaisir Trente Millions d’Amis à la télé et n’hésiteront pas à reprendre un autre chien dès que l’occasion se présentera. Fervents adeptes de la consommation, ils changent de chien comme on change de pantalon.

Il y a les déficients. En prenant un chien, « ils avaient… » mais « ils n’ont plus… » Ils n’ont plus une minute à eux, ils n’ont plus les moyens financiers, ils n’ont plus la place. Certains sont séparés, et celle ou celui qui voulait le chien est parti avec les meubles mais sans le toutou !

Les déficients nous amènent à nous interroger sur les choix que nous faisons dans notre vie, ce que nous faisons de notre temps, de notre argent et la façon dont nous gérons notre espace.

Certains n’hésitent pas après de tels arguments à saupoudrer une petite touche de recommandation et de bons sentiments. « Il lui faut un maître qui a du temps » ajoutent-ils parfois avec une dernière caresse en guise de ponctuation « Avec nous il n’est pas heureux »

Ces as de la faribole, ces princes de l’irresponsabilité ne présentent à nos yeux qu’une petite qualité, celle d’avoir eu le courage d’affronter notre regard désapprobateur. Il aurait été plus facile pour eux d’attacher leurs chiens à un poteau cinq cent mètres plus haut comme cela arrive fréquemment.

Ceux qui ont pris leurs chiens à rebrousse poils

En fait, la catégorie qui nous intéresse le plus, en tant qu’éducateurs canins, est celle de ceux qui sont dépassé par les événements. C’est celle pour laquelle nous pouvons faire quelque chose, parce qu’ils apprécient encore leurs chiens et qu’ils cherchent des solutions pour les garder plutôt que de s’en séparer.

Nous constatons en les écoutant qu’il ne suffit pas toujours « d’aimer » les animaux pour que cela se passe bien. Le plus grand reproche qu’on puisse leur faire est celui de n’avoir fait que peu d’efforts pour trouver des solutions à leurs problèmes avant de franchir les portes de Gennevilliers.

Il y’a ceux qui n’ont toujours pas réussi à faire comprendre à leur cabot que leur demeure n’est pas un sanichien*. « Des fois on le promène plus d’une heure sans qu’il lève la patte. A peine rentré, il fait ses besoins sur le tapis du salon » Ils font le bonheur des collectivités locales puisque leurs braves toutous s’évertuent à ne jamais faire leurs besoins en dehors de leurs appartements.

Il y a ceux dont la maison est devenu est un air d’ébat pour chiens. « Chez nous, il n’y a plus un objet à moins d’un mètre cinquante du sol, tout est installé en hauteur » Une sorte de no man’s land ou le toutou adoré a refait à sa façon la décoration. La plus petite absence du propriétaire déclenche chez lui une irrépressible envie d’écharper la moquette, de broyer les objets familiers, de customiser les canapés, de refaire les installations téléphoniques ou de manger la tapisserie.

Il y’a ceux dont le compagnon fait tout le temps son « one man chow chow ». Leur chien est devenu une diva qui n’hésite pas à s’exprimer à la moindre occasion. « Il aboie pour tout et n’importe quoi ! » Des chiens souvent très malins qui ont compris qu’il n’y a rien de tel qu’un aboiement par ci ou un hurlement par là pour accélérer le mouvement.

Il y’a ceux dont le cador est devenu une espèce d’empereur tout puissant. « La nuit je ne peux même pas me lever pour faire pipi. Installé devant la porte des cabinets, il ne veut pas me laisser passer. Il me grogne dessus. ». Leur chien est un Titus ou un César qui a progressivement occupé les endroits stratégiques pour instaurer une dictature canine dans leurs habitations.

Il y’a ceux dont la moindre sortie avec le chien est devenu une épreuve olympique : cent mètre haies quand le chien a décidé de sauter dans le jardin de la voisine !

Lutte gréco-romaine quand le charmant fanfaron a décidé d’en découdre avec les autres chiens du quartier. « Il ne supporte pas les autres mâles. Il déteste particulièrement le chien qui habite juste en face de chez nous »

Séance de musculation quand il faut le promener en laisse. « Il tire comme un bœuf. Il m’a fait tomber plusieurs fois » Course de fond quand on veut le lâcher dans un bois ou dans un parc public. « Avec lui c’est « viens ici fous le camp ». « Dès qu’on l’appelle pour rentrer, il part dans l’autre sens »

Loin de moins l’idée de jeter la pierre à tous ces propriétaires mais j’ai constaté qu’une grande part d’entre eux ont fait les choses à l’envers. Ils ont couru après leurs chiens quand il aurait fallu les encourager, se sont fâchés quand ils auraient dû les féliciter, les ont félicité quand il se devaient de ne pas s’y intéresser… Un grand nombre d’entre eux, sans le savoir, ont pris leurs chiens à rebrousse poils et s’étonnent de les voir mal se comporter.

En les écoutant, on se rend compte à quel point l’éducation canine à sa place ici. C’est à mon avis une nécessité dans la SPA d’aujourd’hui.

Comment éduquer un chien peureux ? (La peur.1)

Par Alain Lambert (éducateur canin)

Quand Easy est arrivé a Paris, elle avait peur de certains mouvements et de certains bruits. Rien de terrible pour autant car la peur n’est pas une maladie, c’est une émotion essentielle qui permet de rester en vie. C’est un signal d’alarme qui permet d’anticiper un danger potentiel.. Les pupilles se dilatent pour mieux voir, les poils se hérissent pour mieux sentir. L’ensemble des sens mettent le corps en alerte maximum Ce n’est donc pas d’avoir peur qui pose problème mais d’avoir trop ou pas assez peur dans une situation donnée. Chez un chien c’est la peur panique qui va le pousser à fuir de manière inconsidérée ou qui va le tétaniser dans un endroit inadaptée. En revanche, un chien qui n’a peur de rien peut également se mettre en danger en particuliers en milieu urbain.

Pourquoi a t on plus ou moins peur ?
La plupart du temps on a très peur quand on ne connaît rien ou pas grand chose. C’est parfois le cas des chiots qui ont été mal socialisés ou qui ont été élevés trop longtemps dans un espace confiné. La peur panique peut aussi être lié a une situation traumatisante que le chien a vécu par le passé. De toute façon quelque soit la raison qui conduise votre chien a avoir une peur exagérée, vous ne pourrez pas changer le passé…
En revanche Pour que votre chien ait moins peur il faut lui permettre de prévoir en partie la situation nouvelle dans laquelle vous allez le conduire.

 

Comment donner de l’exercice à son chien dans PARIS ?

Quand vous payez pour donner de l’exercice à votre chien par un promeneur de chiens, êtes-vous certain d’en avoir pour votre argent ? Bien souvent, le toutou qui doit « faire de l’exercice » fait pendant des heures de la promenade dans une cage en camion…

dsc_0350red

Pour nous déplacer nous utilisons des NIHOLA DOG, des triporteurs spécialement conçus pour transporter les chiens en milieu urbain. Grâce à ce moyen écologique et passe partout, nous pouvons nous rendre partout dans Paris en quelques minutes

quaipromenadered

LES COURS COLLECTIFS  PROPOSÉS PAR LE CHIEN DU CITOYEN CHAQUE SEMAINE :

Lundi 14 h – Paris 19eme
Samedi 9 h – Bois de Boulogne
Samedi 10 h30 – Bois de Boulogne

Durée :  1 heure 30 d’entrainement à l’éducation canine urbaine
Tarif unitaire ttc : 30 euros.

Evaluation gratuite de votre chien

Alain Lambert et son équipe de conducteurs de chiens ne sont pas des novices.
Rien ne vaut pourtant une rencontre pour vous faire une idée. Si vous habitez dans le centre de Paris, nous vous proposons un rendez vous gratuit pour évaluer votre chien et vos besoins. Nous ne prenons jamais l’éducation ou l’entrainement d’un animal à la légère, c’est le secret de notre longévité !

Plus d’infos : 06 27 25 03 29

e20a7989red

Enregistrer

DANS LA PEAU D’UN CHIEN

bannierevillettebeaucardet2
Et si vous étiez chien ? Comment comprendre le comportement et le sentiment des hommes ? La communication entre bêtes et hommes n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Mais les liens qui se tissent sont d’une richesse infinie. → pour les 6 à 10 ans

Dans la peau d'un chien Atelier enfant (6-10 ans)

Déroulé de l’atelier

La communication entre bêtes et hommes n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Mais lorsqu’elle est établie, les liens qui se tissent sont d’une richesse infinie.

Comment communiquer avec un chien ?

Et si vous étiez chien ? Comment comprendre le comportement et le sentiment des hommes ? Alain Lambert, éducateur canin, vous dévoile les clefs pour bien communiquer avec les chiens : ceux de Mamie, ceux des amis, ceux des voisins, bref tous les chiens.

Quel comportement adopter en quelle occasion ?

Accompagné de ses chiens Youyou et Easy , l’éducateur vous met en situation à travers divers jeux. Il vous explique les bons gestes qui rassurent les petits et les grands et préviennent les risques d’incidents.

Les prochains ateliers famille à la Villette (01 40 03 75 75) :

  • Dimanche 3 Février 2019 – 11 heures
  • Dimanche 24 février 2019 – 11 heures
  • Dimanche 24 mars 2019 – 11 heures
  • Dimanche 7 avril 2019 – 11 heures
  • Dimanche 9 juin 2019 – 11 heures
  • Dimanche 13 octobre 2019 – 15 heures
  • Dimanche 17 novembre 2019 – 15 heures
  • Dimanche 15 décembre 2019 – 15 heures
  • Dimanche 26 janvier 2020- 15 heures

 

Sur le site de la Villette :

https://lavillette.com/evenement/ateliers-villette-dans-la-peau-dun-chien/

LaVilletteVelocargoRed

 

Enregistrer

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑