Par Saskia Jankowski
La Société Centrale Canine a répertorié 27 races pour constituer son groupe 9 des « chiens d’agrément et de compagnie ». Ce sont des animaux de petite à taille moyenne qui ont pour fonction d’être de parfaits chiens de familles. Les standards les décrivent comme des animaux ayant un tempérament amical et social, doté d’une grande facilité d’adaptation, et très attaché à leurs maîtres. En théorie, ils doivent s’acclimater parfaitement à la vie en ville, à condition que leurs besoins en hygiène et en dépense énergétique soient satisfaits.
Certaines de ces races ont été progressivement sélectionnées pour présenter un côté « mignon » et attendrissant (inspirant un réflexe de protection comme chez un bébé), mais au détriment de la santé du chien. Le lien entre l’aspect poupin (ou néoténique) des chiens et leurs problèmes de santé est principalement dû à cette sélection artificielle. En favorisant certaines caractéristiques jugées esthétiques (museau court, gros yeux, petite tête), l’élevage a parfois engendré des malformations qui affectent la qualité de vie de ces chiens.
Par exemples, le Bouledogue Français, le Carlin et le Pékinois sont des races
brachycéphales (crâne raccourci) qui ont pour conséquences des problèmes de voies respiratoires rétrécies (difficultés à respirer, ronflements constants), une mauvaise thermorégulation (risque accru de coup de chaleur), nécessitant parfois une chirurgie pour améliorer la respiration.



On retrouve aussi des chiens avec des yeux proéminents (ex : Carlin, Pékinois, Chihuahua) qui ont une protection réduite contre les blessures et ont pour conséquences un risque accru d’ulcères cornéens (chocs, poussières, sécheresse). Chez certaines races (Cavalier King Charles, Chihuahua), c’est le crâne qui est trop petit pour le cerveau, entraînant des troubles neurologiques graves comme la Syringomyélie (compression du cerveau et de la moelle épinière qui entraine des douleurs chroniques et des difficultés à marcher).


Pour ce qui est de la longévité : les caniches, bichons et lhassa Apso sont au dessus du lot !
Quelles sont donc les races de chiens, dit de “compagnie” les plus robustes ? Une espérance de vie élevée et une faible prédisposition aux maladies et aux pathologies héréditaires sont les deux critères que nous allons retenir pour examiner quelles races du groupe 9 se démarquent par leur robustesse !
En général, les chiens de petite taille ont généralement une longévité supérieure à celle des chiens de grande taille. Effectivement, les petites races sont moins sujettes aux maladies dégénératives rapides et au vieillissement prématuré.Parmi les races les plus résistantes, le Chihuahua détient un record avec une espérance de vie pouvant atteindre 18 ans, tandis que le Caniche, le Coton de Tuléar et le Bichon Maltais dépassent souvent les 15 ans en bonne santé*.



Certaines races de chiens du groupe 9 se distinguent par leur bonne santé générale et leur faible prédisposition aux maladies héréditaires, parmi elles, le Caniche est l’un des chiens les plus robustes : bien sélectionné, il présente peu de pathologies génétiques majeures. Il est seulement prédisposé à certaines affections mineures comme l’atrophie progressive de la rétine (APR), mais des tests génétiques permettent aujourd’hui de limiter ces risques. Attention lors de l’acquisition d’un Caniche Toy, car cette variété est souvent sujette à des maladies génétiques, il est recommandé de bien vérifié l’élevage dont il proviendra. Comptez entre 1 000 et 2 500 € pour l’achat d’un chiot Caniche.

Le Coton de Tuléar, originaire de Madagascar, est une autre race particulièrement résistante grâce à sa faible prévalence aux maladies héréditaires. Son poil dense le protège également des maladies dermatologiques souvent rencontrées chez d’autres petites races. Il peut être sujet à de légers problèmes orthopédiques comme la luxation de la rotule, mais ces cas restent peu fréquents. Son prix d’achat se situe en général entre 1 000 € et 1 500 €.

Le Lhassa Apso, chien tibétain ancien, est aussi réputé pour sa robustesse. Historiquement élevé dans des conditions climatiques rudes, il possède une constitution solide et une grande résistance aux maladies courantes. Il présente peu de pathologies congénitales, bien qu’il puisse parfois souffrir de problèmes oculaires comme l’atrophie progressive de la rétine. Le prix d’achat d’un Lhassa Apso peut varier en fonction de la lignée et de la réputation de l’éleveur, mais en moyenne, il peut coûter entre 800 et 1500 euros.

Enfin, le Bichon Frisé et le Bichon Maltais sont des chiens globalement en bonne santé, à condition d’être entretenus, il faut donc bien les bichonner ! (un toilettage quotidien pour entretenir son poil est essentiel à sa bonne santé). Ils peuvent être sujets à des problèmes dentaires dus à leur petite taille, mais leur prédisposition aux maladies graves reste faible.
En conclusion, les races les plus robustes du groupe 9 sont celles qui cumulent une longue espérance de vie et une faible incidence de maladies héréditaires. Le Caniche, le Coton de Tuléar et le Lhassa Apso sont parmi les meilleurs choix pour ceux qui recherchent un chien de compagnie à la fois résistant et affectueux.
(*) : Études statistiques et données vétérinaires qui analysent des milliers de dossiers médicaux de chiens pour établir une moyenne de longévité par race. Les bases de données comme celles des assurances pour animaux et des clubs canins (ex. FCI) aident aussi à estimer ces chiffres.