Adopter un berger allemand

Le berger allemand est un des chiens les plus connus au monde. Même ceux qui ne connaissent rien à la cynophilie sont capables d’identifier sa morphologie. Ses oreilles droites et bien dressées, sa tête en forme de coin ni courte ni allongée, sa poitrine profonde, ses courbes obliques et la couleur noir et feu de ses poils court ou longs permettent de facilement le reconnaître. Sa corpulence (une taille de 55 à 65 cm au garrot et un poids de 22 à plus de 45 kilos) font de lui un chien impressionnant qui aura besoin d’entrainement. Le standard de la race le décrit comme un animal fidèle et obéissant mais c’est surtout sa bonne éducation qui conditionnera cette définition.

Dans les 260 refuges de la confédération on trouve de nombreux chiens de berger avec ou sans pedigree. On trouve également des mélanges incroyables qui ont vu passer un berger allemand dans leurs parentés. Mieux vaut éviter un discours catastrophiste ou élogieux sur les comportements de ces toutous car il y a autant de tempéraments différents que de chiens à adopter. Qu’il soit croisé ou non, plutôt que d’avoir une idée préconçue, passez du temps dans le refuge avec le chien qui vous aura plu. Sortez-le de sa cage et observez-le bien. Pour savoir s’il apprécie les enfants, les autres chiens, les chats ou s’il s’adaptera facilement à votre milieu de vie, écoutez avec attention les informations que pourront vous donner les agents animaliers. Ce sont eux qui, chaque jour, l’ont vu évoluer.

 

Adopter un Jack Russell

Comme son nom l’indique, le terrier du Révérend Jack Russell fait partie des chiens qui ont pour vocation première de mettre leurs nez dans la terre. De nombreuses races de chasseurs de renard sont issues de Grande-Bretagne comme le Jack Russell qui vient précisément du comté de Devon en Angleterre. En France, pendant plusieurs années, les autres terriers d’Outre-Manche : les terriers d’Ecosse des bouteilles de scotch, les cairn et les norwich plus ramassés, les bull terrier au crâne plat et au stop effacé, les welsh au poil de « fil de fer » ont été supplantés en nombre par les Jack, comme on les appelle. Aujourd’hui, on les trouve souvent en milieu urbain parce qu’ils ont un format qui s’y prête bien.

Le Jack Russell Terrier mesure de 25 à 30 cm et le Parson de 31 à 38 cm. Il a un poil lisse facile à entretenir ou un poil dur qu’il faut toiletter. Sa tête qui n’est pas écrasée et son corps robuste font de lui un sportif accompli quand il n’est pas trop nourri. Il doit selon son standard ne pas dépasser les 7 kilos.

Il y en a malheureusement de plus en plus dans les refuges car ceux qui ont acheté ce type de chien ne savent pas toujours canaliser cet animal tout terrain. On trouve également dans les 260 associations de la confédération, une multitude de petits terriers atypiques qui ont la particularité d’avoir un physique unique. Comme toujours, n’hésitez pas à poser des questions aux bénévoles et aux agents animaliers pour connaître le caractère du joli terrier que vous aurez repéré.

 

Adopter un labrador

Le labrador est une race de chien très à la mode à la campagne comme en milieu urbain. Il est facile à reconnaître avec sa tête ronde, ses oreilles tombantes, sa grosse truffe, ses yeux marrons et sa queue épaisse. Il a un pelage court noir, jaune ou chocolat avec un sous-poil résistant. C’est un chien puissant qui pèse une trentaine de kilos. Il est grand puisqu’il peut mesurer jusqu’à 57 centimétres au garrot.

Dans les 260 refuges de la confédération les labradors ne manquent pas.. Aujourd’hui, dans celui de Caubeyres, dans le Tarn et Garonne, Lotus fait le beau lors d’une séance photo pour trouver un nouveau maître. Qu’il soit croisé ou avec un pedigree, le labrador est un animal facile à trouver. Dans chaque refuge de la confédération, il y en a souvent plusieurs à adopter.

Nérée, quand à lui, a trouvé une famille depuis longtemps car il est très sociable. Aujourd’hui, il est très utile à sa maîtresse dans son travail d’orthophoniste.

L’engouement pour cette race ne faiblit pas vraiment car le travail de chien médiateur ou de chien guide donne au labrador une image très positive.

Cela ne veut pas dire pour autant que tous les labradors ont des dispositions pour faire de la médiation. Le labrador fait parfois les frais de sa trop bonne réputation. Ce n’est pas parce que vous adoptez un labrador qu’il sera plus facile à la maison. Chaque chien a sa personnalité, il faut qu’il soit bien sociabilisé et il faut lui donner une bonne éducation. N’hésitez donc pas à demander conseil aux agents animaliers pour connaître le caractère et le tempérament du chien que vous voulez adopter qu’il soit labrador ou non.

Quel chien adopter dans un refuge ?

1- Prenez le temps de la réflexion avant d’adopter un nouveau compagnon !

Une photo et un descriptif sur internet ne suffisent pas pour réussir une adoption.

Il vaut mieux prendre le temps de vous rendre dans un des 260 refuges de la confédération pour trouver votre futur compagnon. Évidemment, voir tous ces chiens derrière des barreaux va surement vous toucher mais avant de laisser parler votre sensibilité, il ne faut pas se précipiter.

Prenez le temps de réfléchir, d’observer et de vous renseigner. Il faut absolument demander conseil à un agent animalier ou à un bénévole chevronné du refuge pour repérer le chien qui vous ira comme un gant. Cet agent va chercher à savoir quel animal adapter à vos conditions de vie. Il pourra vous orienter en vous donnant des éléments d’informations importants sur les chiens qu’il connaît bien. N’hésitez pas à revenir dans un refuge plusieurs fois avant de faire votre choix. Si vous avez déjà un chien, venez avec lui pour savoir comment il va réagir avec ce nouvel animal. Et lorsque vous aurez enfin adopté le chien qui vous a plus, il faudra encore de nombreuses heures à lui consacrer pour qu’il s’adapte à votre nouvel environnement. Il faudra aménager votre temps libre et passer pas mal de temps avant qu’il ne devienne le chien idéal…

2. L’âge du chien à adopter est en rapport avec l’activité que vous pourrez lui donner…

Ce n’est pas une honte de dire que lorsque l’on vieillit on a moins d’énergie. Ce principe s’applique aussi bien aux chiens qu’aux humains. Il ne faut pas l’oublier si vous pensez adopter un chiot ou un jeune chien. Pendant de nombreux mois, il va vous falloir lui apprendre des règles de conduite et donner beaucoup d’énergie dans l’apprentissage de sa nouvelle vie. C’est pourquoi, certains responsables de refuges ne souhaitent pas confier des chiots à des personnes très âgées. Sophie Carrière, Présidente de la SPA de Mornac près d’Angoulême, par exemple, nous explique le problème : « On a eu des retours de chiens confiés jeunes à des personnes âgées qui n’ont pas le temps, la force et la patience d’éduquer un chien et qui forcément va revenir à un moment donné. »

Que vous soyez vieux ou jeune, si vous préférez passer beaucoup de temps dans un canapé, plutôt que de gambader, mieux vaut prendre un chien âgé. Annie Benezech, la Présidente du refuge SPA de Montpellier l’explique très bien : « Le vieux chien, on a pas besoin de le promener trois heures par jour. Il va falloir le promener mais avec beaucoup moins de vivacité qu’un jeune chien. Un vieux chien a une psychologie de pépère tranquille. Il va être vite sociable avec son nouveau propriétaire comme s’il le connaissait depuis toujours. »

Comme toujours, n’hésitez pas à interroger les responsables des refuges qui connaissent bien leurs animaux. « Si on a des chiens plutôt tranquilles, on ne va pas les faire partir avec des gens sportifs. En revanche, certains de nos chiens ont besoin de courir. Il leur faut des propriétaires qui font de l’exercice » explique Ludivine Chapignac, administratrice du Refuge Saint-Roch à Valence. En fait, le secret d’une adoption réussie c’est l’activité. Il ne faut pas croire que le besoin d’exercice est lié à la taille. Certains petits chiens ont plus de vivacité que certains gros pépère et avoir un jardin ne changera rien à l’affaire. Pour le comprendre, il suffit de regarder Youyou. Malgré ces six kilos tout mouillés, elle a besoin de se dépenser. Chaque jour elle parcourt avec moi des kilomètres. N’oubliez donc pas, avant d’adopter un chien, de réfléchir à l’exercice que vous pourrez lui donner. C’est une condition indispensable à la réussite de votre adoption.

3. Combien ça coûte un chien de refuge ?

Peut être vous dites vous qu’en faisant une adoption vous allez trouver un chien « pas cher », une sorte de « chien d’occasion » ? Un cador en or qui vous donnera le moyen de faire des économies tout en faisant une bonne action ? Et pourquoi pas ? Le prix d’un chien de race vendu par un éleveur (de 500 à 4000 euros) peut faire peur en comparaison des frais d’adoption que vous demandera une des 260 associations de la Confédération.

Dans un refuge, comme celui de Châtellerault par exemple, on vous demandera 150 euros pour l’adoption d’un chien adulte (Les frais d’adoptions varient de 90 à 300 euros en fonction des refuges et des régions). C’est vraiment peu pour un animal vacciné en bonne santé, pucé et la plupart du temps stérilisé. Attention, toutefois, le coût d’un chien ne se limite pas à son prix d’acquisition. Il va falloir entretenir cet animal pendant plusieurs années. C’est pourquoi, même dans un refuge, on va chercher à savoir si vous avez des moyens financiers.

De 40 à 120 euros pour entretenir un cador !

Et l’argent, il va en falloir pour nourrir, soigner et donner de l’activité à votre nouveau protégé ! Selon Francoscopie qui étudie le mode de vie des Français, un chien coûte de 500 à 1300 euros par an à son propriétaire. D’un autre coté, à notre avis, ce n’est pas plus cher qu’un smartphone dernier cri qui a moins de sensibilité qu’un animal de compagnie.

4. Quel format de chien choisir ?

Pour bien choisir un chien dans un refuge, il faut se poser la question du format car il y a dans l’espèce canine une multitude de mensurations et d’origines. La sélection du chien n’est pas qu’une affaire de taille. Certaines races de chiens sont sujettes à des frais vétérinaires élevés. Il vaut mieux en être informé.

Avant d’adopter un chien, commencez par bien regarder son nez car, l’air de rien, le chien n’a que ça pour respirer. Joëlle Wermuth, Docteur Vétérinaire au refuge de Strasbourg nous l’explique :« les brachycéphales, les chiens qui ont un museau court et aplati ont souvent un voile du palais trop long, une sténose des narines, une trachée trop étroite. Ce sont des chiens qui, presque toujours, vont devoir être opérés pour élargir les narines et raccourcir le voile du palais. Cela va forcément entrainer des coûts ». Si vous le savez et que vous adorez les bouledogues ou les carlins, cela ne doit pas vous empêcher d’en adopter un.

Les yeux sont également à surveiller. Ce n’est pas parce que vous allez dans un refuge qu’il faut choisir un animal qui les a larmoyants. Certains chiens peuvent avoir des problèmes oculaires comme la keratite sèche qui vont générer des soins à vie. La scientifique nous explique les choses ainsi : « la kérato-conjonctivite sèche n’est pas lié forcément un problème de forme d’œil. Quand un chien a l’œil qui coule, qui a la sclère et les conjonctives rouges, il faut vérifier si il n’a pas ce type de pathologie »

Qu’ils aient des poils ou non, certains cadors ont la malchance d’avoir des problèmes de peau. Une pathologie génétique qui porte le joli nom d’atopie. Tous ces problèmes physiques, vous ne les verrez pas si vous prenez un chiot. L’avantage dans un refuge, c’est que les animaux ont fini leur croissance. « Le plus souvent, le chien, dans un refuge, est adopté adulte ce qui permet de savoir s’il a une dermatite atopique alors que c’est une chose que l’on ne sait pas chez un chiot de 2 mois que vous prendrez chez un éleveur » confirme Joëlle Wermuth. « L’avantage de prendre un chien adulte est de connaître son caractère. Le désavantage, bien sûr, c’est qu’il peut avoir souffert de mauvais comportements humains mais le plus souvent c’est positif. On voit à quel type d’animal on a à faire aussi bien au niveau santé qu’au niveau du comportement. »

Il n’y a pas que dans sa tête qu’un chien doit être équilibré. Les chiens disproportionnés ont tous la particularité de vieillir avec difficulté. Choisir un toutou qui a un enorme corps et des micros pattes c’est original mais parfois en vieillissant c’est plus embêtant. Pour conclure, la vétérinaire nous confie avec le sourire qu’ « avoir un chien très très long, c’est un peu comme avoir une table qui serait très longue avec des touts petits pieds. Si on la surcharge, elle va bien moins tenir… »

Alain Lambert

Choisir un Royal Bourbon

S’il fallait croire la publicité, il n’y aurait plus dans notre pays que des chiens avec un pedigree.
Entre le berger allemand qui coure dans les champs pour vanter les mérites d’une marque d’aliment et le westie qui regarde avec amour sa maîtresse lui donner une « barquette fraicheur », il n’y a plus beaucoup de place dans les médias pour les croisés et les corniauds.
On aperçoit de temps en temps un joli bâtard à la télévision mais dès qu’il s’agit d’orienter le consommateur vers l’acquisition d’un chien, la plupart des médias ne posent plus la question du choix du chien en tant qu’individu mais en fonction de caractéristiques raciales.

C’est pourquoi, pour ne pas aller à contre courant, le JPA est heureux de vous présenter une formidable race de chien, le Royal Bourbon, certes moins connue que le westie ou le berger allemand, mais qui fera sensation si vous en faites l’adoption…

ET SI VOUS PRENIEZ UN ROYAL BOURBON ?

Il est bien loin le temps où pour créer une race de chien il fallait être général, médecin ou aristocrate.

Aujourd’hui, la fabrication d’un standard ne dépend plus des origines de son concepteur.

A la Réunion, celle qui fait la promotion du Royal Bourbon (le grigri créole) depuis vingt ans n’est ni noble ni militaire pourtant elle sait y faire.

Chaque année, Denise SULA (la présidente de la SPA de l’Ile de la Réunion) place plus de mille cinq cents exemplaires de cet animal extraordinaire (voir standard).

La tâche n’est pourtant pas aisée puisque le standard ne bénéficie pas des sirènes de la publicité. Malgré ce manque de médiatisation, rien qu’en Ile-de-France, plusieurs centaines de foyers font l’acquisition, parfois sans le savoir, d’un Royal Bourbon.

Quatre refuges et associations de protection animale (voir l’encadré) ont l’intelligence d’en proposer à l’adoption. Ces chiens créoles font preuve d’une incroyable capacité d’adaptation même dans la métropole.

« Ce qui fait sa particularité par rapport à une race classique, c’est que chaque Royal Bourbon a une morphologie unique » nous explique Christelle DEBRY, directrice du refuge de Gien qui place pas mal de ces chiens. « Ils ont un format adapté à toutes les demandes des adoptants, ils peuvent aussi bien vivre dans une maison à la campagne qu’en ville dans un appartement ! En choisissant ce chien vous sortirez de la standardisation, c’est certain ! »

COMMENT RECONNAITRE UN GRIGRI CREOLE ?

Pour reconnaître cette race particulière, il suffit de connaître son standard qui nous a été aimablement fourni par « le Club Royal Bourbon »

Le standard du Royal Bourbon et des autres races de grigris :

  • Chien du 11eme groupe
  • Aspect général :
  • petit, moyen ou grand, l’harmonie de ses proportions évoque la grandeur et la noblesse de son caractère*. Quand il avance, il doit présenter tous les traits caractéristiques du chien en mouvement. A l’arrêt, il en impose par son immobilisme.
  • * lorsqu’on l’observe en période crépusculaire avec le soleil dans le dos
  • Tête : une seule. Machoire et dents : son pacifisme légendaire lui permet de ne pas toujours avoir 42 dents.
  • Oreilles : toutes les formes sont acceptées. Certaines oreilles de grigri peuvent suggérer le vol gracieux de la mouette rieuse.
  • Corps : membres antérieurs à l’avant. Membres postérieurs à l’arrière.
  • Queue : plus ou moins longue, elle doit impérativement commencer à la fin du dos.
  • Robe : les femelles sont autorisées à l’avoir de toutes les couleurs, les mâles aussi d’ailleurs.
  • Taille : comprise entre 9 cm et 109 cm au garrot.
  • Poids : compris entre 0.99 Kg et 109 kg.
  • Caractère : vif et intelligent, le Grigri de Gennevilliers a toutes les qualités lorsque son maître est bien formé…
  • Aptitudes naturelles : il est un chien de compagnie idéal à condition qu’on le prenne pour ce qu’il est et non pour ce qu’on voudrait qu’il soit.
  • Reproduction : uniquement par adoption.

OU TROUVER UN GRIGRI CREOLE ?

A la Réunion :

  • REFUGE DU TAMPON

Chemin de la Bergerie

Berive

97430 Le Tampon / Ile de la Réunion

Téléphone : 02 62 43 45 21

  • REFUGE DU GRAND PRADO

110, rue André Lardy

97438 Sainte- Marie / Ile de la Réunion

Téléphone : 02 62 28 67 78

Site internet : http://www.spareunion.fr/

OU ADOPTER UN ROYAL BOURBON EN METROPOLE ?

  • REFUGE SPA D’HERMERAY

La Berthière

78125 Hermeray

Téléphone : 01 34 83 50 28

Site internet : http://hermeray.spa.asso.fr/

  • REFUGE SPA DU GIENNOIS

Chemin de la Fontaine

45500 Gien

Téléphone : 02 38 38 23 36

Site internet : http://www.spadugiennois.org/

  • ASSOCIATION “LES 4 PATTES DE LA PLANETE”

8 route du Closeau

77480 Saint Sauveur Les Bray

Téléphone : 01 60 58 37 45

Mobile : 06 81 42 65 21

Site internet : http://www.les-4-pattes-de-la-planete.fr/

  • ASSOCIATION “PAS SI BETE”

Mairie de Voulx

77940 Voulx

Téléphone : 07 88 10 77 24

Site internet : http://www.refugepassibetes.fr

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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