Golden, flat-coated ou labrador : quel retriever est un chien en or ?

Les chiffres sont sans appel, le golden retriever est un chien qui rapporte dans tous les sens du terme puisqu’il est le chien de chasse le plus vendu en France en 2018. Il surclasse en nombre de naissance le labrador depuis plusieurs années. Avec 10 563 chiots inscrits au Livre des Origines Françaises de la SCC, il distance le labrador qui a perdu sa place de premier depuis plusieurs années (8050 chiots en 2018)

Golden Retriever et Labrador Retriever battent à plate couture les autres races destinées à retrouver du gibier : le Flat-Coated Retriever (le retriever à poil plat) et le Curly-Coated Retriever (le retriever à poil bouclé). Les éleveurs français de ces deux races ont vendu en 45 ans moins de chiots que les éleveurs de golden retrievers en un an.

Les naissances de Retrievers en France
Les naissances de Retrievers en France de 1972 à 2018

En 1982, la Société Centrale Canine a reconnu une nouvelle race, le Nova Scotia Duck Tolling Retriever (« Le rapporteur de canard de la Nouvelle Ecosse »). Malgré un format plus adapté à la ville, le Nova Scotia n’a pas vraiment décollé avec 124 naissances en 2016.

le Chesapeake Bay Retriever, le Curly-Coated Retriever sont quasiment inexistants dans les rues de la capitale. Si vous en avez un n’hésitez pas à nous faire un petit coucou pour que nous puissions faire son portrait.


Quelques Retrievers Parisiens

 

Quoi de mieux qu’un Shiba Inu pour faire le malin dans la rue ?

Pour faire le malin dans la rue, on peut avoir un (ou plusieurs) Shiba Inu. Ils vous donneront, c’est certain, un petit côté exotique. A Paris c’est sympathique ! Moi qui connait quelques mots de japonais grâce à ma ceinture jaune chèrement gagnée dans un dojo, je peux ainsi ajouter le mot « Inu » aux « Matté » et « Hajimé » que prononçait, il y a cinquante ans, mon prof de judo. Avec un « petit chien » (ça veut dire ça) au bout de la laisse, je peux étaler un rudiment de connaissance « canippone » qui peut faire merveille avec presque toutes les personnes.  En ajoutant quelques anecdotes pêchées sur le net on peut encore augmenter sa popularité, il suffit pour cela de lire l’ article qui suit dans son intégralité :

http://japanization.org/quand-le-shiba-etait-au-bord-de-lextinction/

Vu de loin :

Les premiers shiba inu que j’ai vu, il y a 25 ans, se trouvaient principalement dans le quartier japonais du 15ème arrondissement. Aujourd’hui, ils ne sont plus rares et on en trouve dans tous les quartiers de Paris. De loin, les « rouges » font penser à des petits renards.

Loki
Loki, shiba inu du 17ème arrondissement de Paris
 

Vu de près :

Le shiba inu est un chien bien proportionné. Avec son museau pointu (il fait partie de la famille des spitz (« pointu »en allemand, encore du vocabulaire c’est épatant !), il peut bien respirer. Sa tête et son corps sont bien équilibrés, cela permet de faire avec lui de la course, du vélo (au trot) ou de la randonnée. N’attendez pas qu’ici que vous je fasse une théorie sur le caractère « primitif » de ce chien japonais. En vingt ans, j’en ai vu des distants et d’autres hyper collants…

Karma
Karma, Shiba Inu noir Paris16

Quelques portraits de Shiba Inu Parisiens


 

C’est quoi un « chien créole » ?

L’adoption d’un « chien créole » est de plus en plus tendance dans le monde de la protection animale. Une multitude d’associations, dont la SPA de Paris, en proposent à l’adoption. Difficile pour nous de ne pas en faire la promotion puisque nous avons Easy à la maison. Le créole c’est le nom donné aux langues  parlées dans diverses régions du monde (Antilles, Guyanes, îles de l’océan Indien, etc.) par les descendants des esclaves. Du coup les « chiens créoles » sont des toutous de pays qui viennent de ces régions et qui se reproduisent librement dans les départements d’outre mer. Celui qui a l’appellation la plus distinguée est sans conteste le Royal Bourbon de la Réunion ( en référence à l’Ile Bourbon, nom de l’ile avant la Révolution).

 


Quelques chiens créoles à Paris

Stan
Stan, chien Créole du 17ème arrondissement

 

 

C’est quoi un « chien de compagnie » ?

« Chien de compagnie » est-ce que cela veut dire encore quelque chose aujourd’hui ? L’immense majorité des chiens parisiens, toutes races confondues, sont là pour des raisons affectives dans un appartement ou une maison. Théoriquement, dans les classements canins, les chiens de compagnie sont des petits chiens du Groupe 9 de la Société Centrale Canine :

La section des bichons est composée des bichons bolonais, frisés, havanais, maltais et du coton de Tuléar

les caniches nains, moyens ou grands sont moins présents dans Paris

Joy
Joy CanicheToy dans le centre de Paris

Quelques griffons belges (Petit Brabançon, griffon Bruxellois) font leur apparition,

Josephine
Joséphine la Petite Brabançonne

Les chiens nus chinois à crête font partie, eux aussi, du groupe des chiens de compagnie.

HoupsChienNu
Houps Chien nu chinois à crête du 12ème arrondissement de Paris

Dans les chiens Tibétains (section 5), à Paris, les shih tzu sont les plus nombreux, suivi de peu par les Lhassa Apso, en queue de peloton les épagneuls et les terriers du Tibet.

Vu leurs faibles gabarits, les chihuahuas font un carton.

Missy
Missy Chihuahua du 12ème arrondissement de Paris

Les petits épagneuls anglais, les King Charles ne sont pas fréquents en revanche leurs collègues Cavalier King Charles sont très présents.

 

Certains petits molosses font parties du groupe des chiens de compagnie. Les bouledogues Français sont aujourd’hui bien plus nombreux que les Carlins ou le Boston Terriers

 

Il y a aussi les petits grigris adoptés pour lesquels nous avons beaucoup d’amitié.

Votre chien, c’est un bichon ou un coton ?

Vu de loin :

J’ai pris pour habitude de poser cette question en rencontrant des propriétaires de petits chiens blancs à poils longs car entre les Coton de Tuléar, bichon frisé, bolonais, havanais, maltais, on peut y perdre son latin canin !


Vu de près :

Les bichons bolonais et les bichons frisés doivent toujours être blanc « pur », si ce n’est pas le cas le spécimen peut être un bichon maltais (le standard admet une teinte ivoire ou des traces de nuance orange) ou un coton de Tuléar (quelques taches jaunes sont admises). Pour ce qui est des poils, le bichon frisé est frisé, comme son nom l’indique, ainsi que son collègue bolonais (très rare). Le bichon maltais a un poil soyeux alors que le coton de Tuléar a un poil qui doit avoir une texture cotonneuse mais pour faire la différence  c’est coton ! Et pour répondre à la question de départ, elle n’a pas lieu d’être puisque le coton fait partie de la famille des bichons.

Le beagle, un chien qui a une bonne gueule !

Vu de loin :

Le capital de sympathie du beagle est excellent. Ces oreilles tombantes et son gros nez permettent de passer devant les écoles sans faire paniquer les parents. Son aboiement en « ouuuu » peut même rappeler aux enfants les conjonctions de coordination.


Vu de près :

Une bonne tête certes mais cela n’en fait pas un chien facile pour autant. N’oublions pas que cet animal est d’abord un chien de chasse courant capable quand il est entrainé de faire des kilomètres sans rechigner. C’est particulièrement vrai pour le Beagle-Harrier qui a des pattes plus allongées. Il s’adapte à la ville facilement à condition d’avoir une activité physique régulière et une bonne éducation.

Le Beagle et Beagle-Harrier


Quelques Beagles de Paris

Le berger australien, un chien de plus en plus parisien !

En 2018, avec plus de douze mille inscriptions au Livre des Origines Françaises (LOF), le berger australien a été le chien le plus vendu en France. Preuve que la mondialisation n’est pas qu’une valeur appliquée à l’économie, elle s’applique aussi dans la cynophilie. Il porte un nom qui évoque les koalas et les wallabys mais il vient, en réalité, des États Unis.

bergerAustralienParcCanin

C’est un chien de taille moyenne qui grâce à sa tonicité et son poids léger (une vingtaine de kilos) s’est fait un nom dans les parcours d’agility. Son beau poil (noir tricolore, rouge merle, bleu merle et rouge tricolore) et sa crinière fournie poussent les passants à vouloir le caresser (une pratique à éviter). On le rencontre fréquemment à Paris mais il n’est pas certain que l’engouement dure trop longtemps compte tenu des nombreuses pathologies liés à sa race (problèmes oculaires, auditifs, dermatologiques, respiratoires,…).


Quelques bergers australiens de Paris…


Nours Berger Americain miniature
Nours Berger Americain miniature en vacances

 

On arrête pas le progrès ! Pour s’adapter à un public plus urbain, les éleveurs ont conçu le berger américain miniature, une version plus petite du berger australien.

Par le passé, le colley, roi de la série télé, a été détrôné par le shetland, un berger écossais miniature. Le futur nous dira s’il arrivera au berger australien la même aventure…

Les grigris à Paris (bâtards et corniauds)

N’oublions jamais que tous les toutous font partie de la même espèce et que sans les humains, il n’y aurait pas de races de chiens. La race est une invention des nobles au moyen âge et les critères morphologiques précis n’existent réellement que depuis la fin du XIXème siècle (la première exposition canine a lieu à Londres en1861). Les standards de chiens qui font le bonheur des moteurs de recherche sur internet ne doivent pas vous tromper. Un chien c’est d’abord un individu. Dans une portée de chiots, même de la race la plus sélectionnée, il n’y a pas des clones mais des caractères et des tempéraments différents car la diversité génétique est bien plus importante que les aspects morphologiques. Qualifier un chien de « bâtard » ou de « corniaud » c’est déjà concevoir le monde du chien comme inféodé à la vision raciale. Nous pensons qu’il est utile de connaître les races de chiens mais qu’il ne faut pas être « raciste » pour autant. C’est pourquoi nous aimons tant ces grigris parisiens que l’on appelle fréquemment les bâtards et les corniauds.

Le yorkshire terrier, vedette des trottoirs parisiens

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Le terrier du Yorkshire dessiné par Eugène Lambert en 1888

Il est assez coquasse de constater que le yorkshire qui était le chien des prolétaires du nord de l’Angleterre au XIXème siècle est aujourd’hui fréquemment dans les bras des célébrités. Chien de braconnier facile à cacher ou de mineur idéal à transporter, il est passé du peuple au « people » sans difficulté. Pour acquérir cette petite merveille à poils longs de moins de 3 kilos, il faudra donner au minimum un mois de salaire au SMIC horaire. Cela n’empêche en rien ce petit terrier d’être une vedette des trottoirs parisiens. Sa morphologie en fait un animal urbain parfaitement adapté aux transports en commun. Son museau pas trop court et son corps compact, malgré sa petite taille, permettent à ce chien de faire de l’exercice. De toute façon s’il est fatigué, il suffit de le porter…

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